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Lundi 4 juin 2012 1 04 /06 /Juin /2012 10:31

 

 

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01/06/2012 | article n 2204 |

La problématique des retraites

La grande comédie de la retraite à 60 ans
(source Sauvegarde des Retraites)


 

 

 

 

A peine nommé, le gouvernement s'attelle à ce qui est présenté comme LA réforme des retraites (encore une !). On est prié de ne pas rire... Au menu : le retour de la retraite à 60 ans pour ceux qui, à cet âge, ont déjà tous leurs trimestres. En somme, il s'agit de détricoter une partie des mesures qui avaient été adoptées dans le cadre de la "loi Woerth" du 9 novembre 2010, d'organiser un retour dans le passé ; bref, de sanctuariser une bonne fois pour toutes les vieilles lunes sociales.

Cette politique purement électoraliste ne mérite pas la publicité qui lui est faite. Toutefois, la manière dont elle est menée révèle à la caricature la légèreté et l'irresponsabilité avec lesquelles politiques et syndicats interviennent encore dans le domaine des retraites.
Décryptage :
     - Une mesure sous-évaluée
Pour calmer le jeu, le gouvernement annonce que le retour de la retraite à 60 ans ne coûtera "que" 1 milliard d'euros par an. On peut redouter que cette estimation soit très sous-évaluée... En effet, le recul de l'âge de la retraite de 60 à 62 ans a été programmé progressivement par la réforme Woerth, de 2011 à 2017, à raison de 5 mois par an. Or, si en 2012 l'âge légal de la retraite est, au plus tard, de 60 ans et 9 mois, il sera de 62 ans en 2017. Si le retour aux 60 ans coûte donc déjà 1 milliard d'euros cette année, il coûtera forcément de plus en plus cher chaque année, au moins jusqu'en 2017. Et, ce d'autant plus que les générations qui arrivent à la retraite sont chaque année plus nombreuses...
Dans cette affaire, chacun y va de son estimation au doigt mouillé. Dans son intérêt, le gouvernement en minimise le coût alors, qu'au contraire, d'autres seraient tentés de le majorer. La réalité, c'est que le système de retraite français est si complexe avec sa pléthore de régimes et de réglementations en tout genre, qu'il est impossible d'avancer un chiffre fiable.
D'ailleurs, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, l'a reconnu face à Jean-Jacques Bourdin sur RMC (22 mai 2012) : "pour l'instant on n'arrive pas à savoir combien ça va coûter". Ce qui ne l'empêche pas, cependant, de trouver le gouvernement trop frileux sur ce dossier... Une irresponsabilité invraisemblable et très inquiétante lorsque l'on sait que la présidence du régime général de retraite (CNAV) a justement été confiée, il y a quelques mois, à... FO !
     - Une mesure coupée de la réalité
Qu'il coûte 1 milliard d'euros par an, le double ou même le triple, le gouvernement annonce le retour de la retraite à 60 ans comme si, au mieux, les caisses de retraites étaient excédentaires ou, au pire, qu'elles étaient à l'équilibre avec quelques réserves constituées au cours des années passées. Ne rêvons pas ! C'est loin d'être le cas.... Vu la force du choc démographique et l'ampleur de la crise économique, la plupart des régimes de retraite continuent à cumuler des déficits grandissants en dépit des dernières réformes... En 2012, l'ardoise sera de 35 milliards d'euros. 35 milliards qu'il faudra encore aller quémander sur les marchés financiers...
Difficile de rajouter du déficit au déficit, pensez-vous ? Dans ces conditions, le gouvernement doit nous dire si, pour financer le retour aux 60 ans, il envisage de baisser les retraites ou de baisser les salaires (hausse des cotisations sociales) ; à moins, évidemment, que ce ne soit les deux...
     - L'arbre qui cache la forêt
Enfin, en matière de retraite, nos politiques sont passés maîtres dans l'art de jeter de la poudre aux yeux, de focaliser les attentions sur des mesures mineures qui ont le don d'attiser les passions. Avec le retour aux 60 ans, le gouvernement a fait coup double :

  • donner un os à ronger aux syndicats adeptes du "toujours plus" ;
  • faire mine de prendre à bras le corps le dossier des retraites, en prenant bien soin d'occulter les vraies problématiques...
Le système de retraite français demeure très inéquitable, sans équivalent dans les autres pays développés et, en l'état, il n'est plus gérable. Les engagements retraite à venir s'élèvent à près de 10 000 milliards d'euros... Plus de cinq fois la dette publique ! Autrement dit, alors que politiques et syndicats épiloguent sur l'écume des vagues (la retraite à 60 ans) un tsunami social se profile à l'horizon : le tsunami des retraites.
La grande comédie risque alors fort de tourner à la tragédie. Nos nouveaux dirigeants en ont-ils seulement conscience ?


  Marie-Laure Dufrêche
  Déléguée Générale

APRE


Lien associ : http://www.apre.eu


 

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Par A.P.ré. (Jean Claude Bayau Daban)
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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 15:56

 

jlm-arribage.jpg

Jean-Luc MOUDENC et sa suppléante Laurence ARRIBAGE

 

Jean-Luc MOUDENC

Maire de Toulouse de  2004 à 2008

Président de l’UMP 31,

Candidat aux Elections Législatives

dans la 3ème circonscription de Haute Garonne,  

 

répond en exclusivité aux questions du Club de l’A.P.Ré

 

___________________________________________


JLC-20120529-1

Jean-Louis Chavoillon (JLC)

Président de A.P.Ré.

 


JLC - A.P.Ré-

 Bonjour Jean-Luc MOUDENC.

A la veille de ces élections législatives, comment va l’UMP 31 et quel est votre état d’esprit face à certaines candidatures dissidentes ?

 

 

JLM -

 

 L’UMP 31 va bien, après avoir mené une campagne active lors de l’élection présidentielle, marquée par la réussite des nos deux grandes réunions publiques, celle avec François FILLON, Alain JUPPE et François BAROIN, puis celle avec Nicolas SARKOZY.

Bien sûr, nous avons été déçus du résultat du 6 mai, mais le combat pour nos idées et pour notre pays continue, dans l’immédiat autour de nos 10 candidats aux élections législatives.

Les dissidences, c'est-à-dire la division, se trouvent dans le camp adverse : jamais depuis longtemps les Socialistes n’avaient connu pareils problèmes dans leurs rangs ! C’est dire si, même dans une terre aussi à gauche que la Haute-Garonne, la nouvelle Majorité présidentielle est politiquement fragile, à l’image de François Hollande lui-même.


JLC - A.P.Ré- Vous êtes candidat dans la 3e circonscription de Haute-Garonne « gagnable » pour la droite républicaine et le centre. Que répondez-vous à ceux qui dénoncent un certain « découpage maison », favorisant en théorie votre candidature ?

JLM -

  Ceux qui parlent ainsi du redécoupage, ce sont nos adversaires et certains de leurs relais médiatiques qui regrettent que les 10 circonscriptions n’aient pas toutes été découpées pour faire élire uniquement des députés socialistes. Tout cela parce qu’ils veulent conserver le monopole de la représentation à l’Assemblée nationale puisque le PS compte aujourd’hui 8 députés sur 8 avec environ 35% des voix seulement.

La vérité objective, quand on s’en tient aux faits et non aux affirmations polémiques, c’est que cette circonscription est plutôt de gauche : Martin Malvy y a fait 60% des voix en 2010 aux régionales, tandis que François Hollande a réuni presque 53 % des suffrages il y a quelques semaines. Comme circonscription redécoupée pour nous, il y a mieux !

 

JLC - A.P.Ré - Sur cette circonscription, le Maire de Balma se présente en dissident face à Mr SIMON, candidat officiellement investi par Europe Ecologie- Les Verts- PS. Craignez-vous cette candidature ?

JLM -

 Bien au contraire ! Alain Fillola, faisant prévaloir son ambition personnelle – que je peux comprendre – sur toute considération collective, provoque une profonde division à gauche, que je ressens tous les jours sur le terrain, en faisant campagne.

Pour avoir connu la division dans nos rangs, je connais les ravages qu’elle provoque et je suis bien heureux de voir que notre famille politique a su, ici en Haute-Garonne, reconstituer son unité – à des rares individualités près – alors que ce sont nos adversaires qui vivent ce mal chez eux maintenant.

 

JLC - A.P.Ré - En Haute Garonne, ceux sont  4 dissidents exclus,  un front de gauche qui souhaite se maintenir. Est-ce une chance pour la droite et le centre ?

JLM -

  La division est toujours un handicap pour ceux qui la connaissent. Le proverbe dit : « une maison divisée contre elle-même périra ». Cette situation créée des facilités pour nous et nous donne des chances supplémentaires de l’emporter dans plusieurs circonscriptions. Nos électeurs, déçus du résultat de l’élection présidentielle, doivent y voir un motif supplémentaire pour se mobiliser aux législatives !


JLC - A.P.Ré - Parlez nous de  votre suppléante, Laurence ARRIBAGE. Elle représente, une nouvelle génération qui est arrivée à l’occasion des dernières régionales conduites par Brigitte BAREGES marraine de notre club. Si vous aviez un mot pour résumer sa personnalité, quel serait-t-il ?

JLM -

 Je préfère plusieurs mots qu’un seul ! Dynamisme, facilité d’accès et humanité sont les qualités de Laurence qui me viennent à l’esprit tout de suite.

Tous les deux, nous formons une bonne équipe, très complémentaire.

J’amène mon expérience quand elle incarne le renouveau.

Elle est très spontanée et pose un regard neuf sur les gens et les choses : en cela, elle apporte beaucoup à la campagne.

Je l’associe à tout, davantage qu’un candidat titulaire le fait d’habitude pour son suppléant, et sa forte présence est très bien ressentie par tous nos contacts sur le terrain.

 

JLC - A.P.Ré - Que pensez-vous des autres candidatures de droite et du centre ? Ne craignez vous pas un éparpillement des voix ?

JLM -

  L’UMP est unie et c’est pour moi l’essentiel : notre famille politique dispose ainsi d’une force de frappe électorale et d’une représentativité politique fortes.

Seul un des nôtres fait dissidence dans la 4ème circonscription, mais sa candidature est davantage personnelle que le reflet d’un problème politique : elle est donc vouée à la marginalité.

Tout autre est la signification des candidatures des centristes appartenant à des partis extérieurs à l’UMP.

Ils ont voulu s’exprimer sous leurs propres couleurs. Pourquoi pas après tout ? L’essentiel est de se retrouver au second tour en se rassemblant face à l’adversaire socialiste, et de ne jamais se tromper d’adversaire.


JLC -A.P.Ré -Un mot sur le Front National. Certains membres de l’UMP militent pour tendre la main vers cette formation. Êtes-vous favorable à une alliance à l’occasion de changement de génération au sein de ce parti. Pensez vous que Marine LE PEN est plus compatible que Jean-Marie LE PEN ?

JLM -

  Fidèle à la ligne ancienne de notre famille politique, je fais la distinction entre les dirigeants, responsables et candidats du FN d’une part, et les électeurs de base du FN d’autre part.

Nous devons sans faillir rester fidèles à nos valeurs, sans nous compromettre avec ceux qui nous insultent à tout bout de champs ! Comment peut-on concevoir une alliance avec ceux qui nous assimilent au PS, ont facilité l’élection de François Hollande et affirment clairement leur volonté de nous casser en deux ?

Qui peut m’expliquer la logique consistant à vouloir se marier avec celui qui agit contre vous ?

Par contre, nous devons relever un défi : parler aux électeurs qui ont préféré le FN, écouter leurs préoccupations, formuler des solutions aux problèmes qu’ils soulèvent, de façon à ce qu’ils n’éprouvent plus le besoin de voter FN. Car ils sont loin d’être des fascistes !

A nous de construire des réponses aux problèmes qui font le succès du FN, dans le cadre de nos convictions irrévocablement démocratiques et républicaines.

Non sans courage, Nicolas Sarkozy a entrepris cela, malgré la virulence des critiques qu’il a essuyées : à nous de reprendre et d’approfondir le travail de fond sur ces sujets souvent difficiles. Mais ce n’est pas parce qu’un sujet est difficile qu’on doit esquiver et faire la politique de l’autruche ! C’est cela la noblesse et la difficulté de la politique. Mais, de grâce, restons nous- mêmes, c’est la condition absolue pour être forts !


JLC - A.P.Ré - François Hollande veut limiter les mandats et Pierre Cohen maire actuel de Toulouse, ne se représente pas aux législatives. De votre coté, vous vous préparez depuis des mois à la reconquête de Toulouse, pourtant vous allez à la bataille des législatives. Êtes-vous favorable au non-cumul des mandats, et si vous aviez un choix à faire quel serait-il?

JLM -

   Pierre Cohen ne se représente pas aux législatives parce qu’il était devenu le plus grand cumulard de France et parce qu’il ne faisait quasiment plus rien comme travail parlementaire, un véritable scandale d’ailleurs.

Oui, je suis favorable à une limitation du cumul des mandats, parce que le travail d’élu s’est complexifié et alourdi et qu’on ne peut faire bien trop de chose à la fois.

N’ayant à ce jour plus aucune responsabilité élective, je ne suis pas concerné par la question du cumul.

Une limitation plus stricte encore s’annonce : elle s’appliquera donc, mais veillons à ne pas couper le lien entre mandat parlementaire et fonction élective de terrain.


JLC - A.P.Ré En cas de cohabitation, pensez vous que Jean-François Copé est le candidat naturel de la droite pour former un gouvernement?

JLM -

 La Constitution et l’esprit de la Vème République sont très clairs : en cas de cohabitation, c’est au Président de la République, et à nul autre, qu’il revient de choisir le Premier ministre. Après, il y a un vote de confiance à l’Assemblée, qui permet de vérifier que le choix présidentiel reçoit bien l’aval de la Majorité parlementaire.


JLC - A.P.Ré -La cohabitation n'est-elle pas nocive ou est t’elle le mal nécessaire pour éviter le pire ?

JLM -

 Elle peut donner le pire comme le bon.

 Les Français peuvent très bien vouloir que François Hollande préside, représente le pays, l’incarne, porte la voix de la France à l’extérieur, et, en même temps, vouloir l’application du programme de l’UMP parce qu’ils le trouvent plus crédible et plus efficace pour redresser le pays, en particulier sur le plan économique et fiscal.

Je ne crois pas que les Français aient choisi le projet de Monsieur Hollande le 6 mai dernier.


JLC - A.P.Ré - Qu’avez-vous pensé du discours d’investiture de François Hollande et de son gouvernement?  Pensez-vous que lui et son équipe peuvent construire une légitimité sur ce que l’on a l’habitude d’appeler « l’antisarkozysme » primaire ?

JLM -

J’ai trouvé cette prise de pouvoir sobre et plutôt sympathique. Et c’est vrai que nous avions ressenti le besoin de cette simplicité et de ce retour à un style classique.

En revanche, je suis assez inquiet sur le fond. On ne vit pas dans un monde de bisounours où « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Et pour affronter les dures réalités du monde actuel, l’équipe gouvernementale aux trois quarts inexpérimentée m’apparaît bien légère…

Faire de l’antisarkozysme pour gagner les élections, c’était facile. Agir, tenir les promesses faites, c’est tout à fait autre chose ! Et là, je suis très, très sceptique !


JLC - A.P.Ré - Sur le facteur croissance, croyez vous que l’énergie de François Hollande ait changé  la donne sur la scène mondiale et en Europe? Croyez-vous en un état de grâce socialiste ?

JLM -

Ah bon, vous le trouvez énergique ? Je le dirais aimable plutôt…

Pour le moment, j’observe qu’il a été bien reçu partout, ce qui est tout de même la moindre des choses, mais qu’il n’a rien obtenu, pas le moindre début de quelque chose, lui qui voulait changer tant de choses…   

Bien sûr, il est question de croissance, mais qui peut être contre la croissance ? En revanche, je ne crois pas que les dirigeants des autres pays mettent derrière ce mot la même signification que le Président français, qui rêve d’une illusoire relance à partir de dépenses publiques supplémentaires et de réformes en moins.


JLC - A.P.Ré - Vous êtes UMP mais venez de la famille centriste, par essence tempérée. Sur le sujet de la délinquance, Toulouse n’échappe pas malheureusement à la délinquance juvénile. La ministre de la Justice a annoncé ne pas vouloir réformer l'ordonnance de 1945 sur les mineurs. Qu'en pensez-vous?

JLM -

En prenant cette position, Madame Taubira adopte le moule idéologique de la Gauche sur ces questions. Quel retour en arrière ! La délinquance est hélas le fait de jeunes de plus en plus jeunes. Cela tient à la déliquescence des familles et à l’évanescence de l’autorité parentale qui en résulte.

Il faut donc réformer l’ordonnance de 1945, non pas pour des raisons idéologiques, mais parce que la société française a considérablement changé depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

De fait, les jeunes sont adultes plus tôt, ils doivent donc être considérés comme tels plus jeunes par la justice, de façon à mieux adapter la réponse de notre système judiciaire aux générations actuelles.

 

JLC - A.P.Ré - Vous êtes un centriste au sein de l’UMP. A l’heure où l’on voit fleurir bon nombre d’associations dont la dernière en date, « les Amis de Nicolas Sarkozy », êtes-vous favorable à l’organisation de courants au sein de l’UMP ?

JLM -

Si, à la création de l’UMP, j’y suis venu, en provenance de l’UDF et de la mouvance centriste, c’est entre autres parce qu’on nous avait promis l’existence de courants permettant à chacun de conserver son identité politique propre : centriste, radicale, libérale, gaulliste, conservatrice, etc...

Hélas, l’UMP n’a pas fonctionné ainsi et a opté pour une méthode plutôt monolithique.

Cela a eu pour conséquence de provoquer un malaise chez certains.

Aussi, je suis heureux de la décision que nous avons prise en Bureau politique le 2 mai dernier de mettre en place bientôt, enfin, ces courants.

A nous de les organiser intelligemment, non pas sur la base d’affinités personnelles qui déboucheraient sur des écuries présidentielles minant notre indispensable unité, mais sur de vrais courants de pensée.


JLC - A.P.Ré- L’électorat de la droite républicaine et centriste souhaite l’Union. Or sur les 10 circonscriptions, on constate que l’union n’est pas de mise. Bon nombre de candidats se présentent sous leur propre bannière dont les radicaux emmenés par Mr BOLZAN que vous connaissez bien et avec qui vous avez travaillé. Si vous aviez un message, quel serait-t-il  et êtes vous favorable au retour des radicaux au sein de l’UMP?

 

JLM - Cette question rejoint celle que vous m’avez posée plus haut.

Il est arrivé quelque chose de rare et d’assez terrible à nos amis du Parti radical : ils ont quitté l’UMP pour présenter leur propre candidat à l’élection présidentielle en la personne de Jean-Louis Borloo. Puis, patratas, il ne s’est pas présenté et a même soutenu notre candidat dès le premier tour !

Je comprends qu’après pareille aventure nos amis radicaux en aient eu le tournis !

J’aurais préféré une Union complète avec eux dès le premier tour, à partir d’une discussion et d’une concertation très en amont.

Mais cela n’a pas été possible car les radicaux ont été pris dans leur propre logique, entrainés dans l’engrenage qu’ils avaient eux-mêmes souverainement enclenché en mai 2011.

Ils ont voulu se distinguer de l’UMP, proposer aux électeurs une offre politique à part au premier tour des législatives, se regrouper – avec grandes difficultés – avec les autres partis centristes situés hors de l’UMP.

Je les ai vus osciller en permanence, des mois durant, entre deux stratégies contradictoires : l’entente avec l’UMP dès le premier tour et la différenciation d’avec l’UMP.

J’ai été le témoin de leurs divisions personnelles aussi…

L’UMP ne pouvait s’en remettre à de telles hésitations : nous avons donc avancé de notre côté.

Ce sont maintenant aux électeurs à trancher : après tout, en Démocratie, il n’y a rien de plus sain. Cela permettra de mesurer le poids réel des uns et des autres.

L’essentiel, comme je l’ai déjà dit, c’est de ne jamais se tromper d’adversaire et de se retrouver au second tour.

Je souhaite que nous préparions ensuite ensemble les futures échéances locales, municipales en particulier, dans un esprit de partenariat retrouvé et rénové.

 

JLC - A.P.Ré - Avec 1.140.000 de voix séparant  François Hollande de Nicolas Sarkozy, pensez vous que c’est la campagne « droitière » du Président SARKOZY, qui a fait la victoire de la gauche ?

 

JLM- Il était utile que Nicolas Sarkozy s’adresse aux électeurs de M. Le Pen du premier tour de façon à ne pas les abandonner à un vote FN. Il fallait les ramener dans le giron d’un vote républicain et démocratique.

Je comprends que la Gauche s’en soit offusquée car cela est contraire à ses intérêts : plus le FN est fort, plus la Gauche ramasse la mise lors des seconds tours.

Toutefois, les thématiques centristes – Europe, lutte contre les déficits, moralisation de la vie politique, ré industrialisation de la France – auraient mérité d’être mises en avant de manière égale.

Cependant, la virulence de l’antisarkozysme et l’ampleur de la crise économique – qui avait déjà emporté une quinzaine de dirigeants européens depuis 2008 – étaient de toute façon, et quoi que Nicolas Sarkozy fasse, plus forts que toute stratégie électorale.


JLC - A.P.Ré - Êtes-vous d'accord avec l'idée que certains avancent : Nicolas Sarkozy a raté l'entrée dans son quinquennat, mais réussi sa sortie ?

JLM -

Oui. Des erreurs mineures mais symboliques et ultramédiatisées au début, une hauteur de comportement rare à la fin.

Le Sarkozy des 6 et 8 mai a mis fin lui-même à l’antisarkozysme de plusieurs années.

 

JLC - A.P.RéJean-Luc MOUDENC, vous menez, au-delà de ces législatives, un combat local pour reprendre la gestion de Toulouse. Malgré les résultants électoraux probants de François HOLLANDE en Haute Garonne, on entend un certains nombre de critiques récurrentes sur la politique menée par la municipalité actuelle. Comment expliquer ce paradoxe ?

JLM -

Par une vérité ancienne : les Toulousains sont de gauche et l’expriment lors des scrutins nationaux avec constance. Mais, pour la gestion municipale, ils sont plus indépendants et préfèrent juger sur pièce.

Aussi, les critiques que j’entends envers la municipalité toulousaine portent sur des faits, des décisions, des attitudes et des projets.

Jamais je n’entends de critique sur l’orientation politique de gauche de mon successeur et de ses élus. Sauf de nos électeurs bien sûr.

 

JLC - A.P.Ré -Je sais que vous êtes soucieux d’ouverture et rassemblement. Lors d’un entretien privé, vous aviez indiqué l’importance de la société civile dans la construction d’une nouvelle majorité municipale. Vous aviez d’ailleurs souligné l’importance de clubs comme le nôtre Etes-vous dans ce même état d’esprit ou pensez-vous que seule est importante l’union de partis politiques  de partis politiques ?

JLM -

Je pense toujours ainsi !

Pour la future liste municipale, nous aurons tout à la fois besoin de l’union de toutes les familles politiques du Centre et de la Droite et d’un apport substantiel de la société civile.

Il faut les deux !

Une approche seulement politique et partisane serait insuffisante pour provoquer l’indispensable rassemblement des Toulousains autour d’un projet.

Je reste donc fidèle à la conception « baudisienne » de l’action municipale.


JLC - A.P.Ré - Dernières questions pour les adhérents de l’A.P.Ré : avez-vous un pronostic au niveau national pour ces élections et un pronostic pour cette fameuse troisième circonscription de Haute-Garonne ? Si par cas le succès n’était pas au rendez-vous, pronostiquez vous une implosion de l’UMP comme le disent certains ?

JLM -

Le seul pronostic que je puisse faire, c’est que cela sera serré. Dans les deux cas ! D’où l’importance de la mobilisation de notre électorat, surtout dans un contexte plus abstentionniste que lors  de l’élection présidentielle.

Au niveau national, nous aurons soit une cohabitation, soit une majorité juste pour le nouveau pouvoir présidentiel. C’est important pour empêcher le PS et ses alliés d’atteindre la majorité des trois cinquièmes au Parlement, qui permettrait une modification constitutionnelle avec, par exemple, le droit de vote des étrangers.

Seul un score très fort du FN pourrait, au second tour, provoquer un raz de marée PS qui permettrait à la Gauche de faire cette modification constitutionnelle.

C’est important de l’expliquer autour de nous: voter FN, c’est favoriser l’instauration de ce droit de vote !

Quant à l’implosion de l’UMP, je n’en vois aucun signe avant coureur: n’ajoutons pas la division à la défaite subie le 6 mai ! Cela ne profiterait qu’à la Gauche, dont nous savons qu’elle est minoritaire dans notre pays.


Merci Jean-Luc MOUDENC

Jean-Louis CHAVOILLON

Président de l’A.P.Ré

Par A.P.ré. (Jean Claude Bayau Daban) - Publié dans : Toulouse - Communauté : Toulouse Politique
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 18:33

L'Eglise française a-t-elle les moyens de se réinventer elle-même ?

Malgré le lundi de Pentecôte, l'église catholique française ne peut oublier la crise qu'elle traverse. Un audit commandé par Monseigneur Pascal Rolland, évêque de Moulins, révèle une cruelle réalité : avec une diminution de 40 à 50% des fidèles, le manque de vocation des prêtres et l'augmentation de son déficit, l'Eglise peine à faire face au recul de la pratique religieuse.

Atlantico : Aujourd'hui, 60% des personnes qui vont à l'église ont plus de 60 ans et 71% de ces personnes sont des femmes. L'Eglise a-t-elle conscience de ce problème ?

Luc Perrin : Le catholicisme est à dominante féminine en France depuis le XIXe : ce sont les hommes qui se sont détachés en premier. Les chiffres moulinois confirment ce que les sociologues appellent le "dimorphisme sexuel" de la pratique religieuse. On note l'âge élevé aussi de ces pratiquantes, pratiquantes qui ont souvent investi massivement les nouveaux "ministères non ordonnés laïcs", typiquement les ministres extraordinaires de la communion, les membres des équipes d'animation pastorale, les catéchistes.

Toutefois les femmes de moins de 40 ans sont également touchées par le détachement. Cela explique que le calcul fait depuis les années 1970-1980  par un nombre conséquent de théologiens et de clercs relève bien de ce que je nomme la pastorale des soins palliatifs car les laïques qui vieillissent devront être le relai des prêtres trop âgés : cela ne peut avoir qu'un temps.

Pourquoi selon vous, l'Eglise chrétienne en France apparait à bout de souffle en comparaison aux autres religions dans notre pays ?

Ce n'est pas le christianisme en bloc qui paraît "à bout de souffle" en France : il convient de distinguer, à la suite de la grille de Danièle Hervieu-Léger, entre les types de christianisme de convertis et ceux de basse intensité. La croissance relative du protestantisme dit évangélique par rapport aux Églises établies (luthérienne et réformée) en France fait écho à la situation nord-américaine ; après l'Alsace, ces Églises protestantes établies, toutes marquées par le libéralisme théologique et pastoral, s'unissent car elles sont en pleine crise. Cela est aussi vrai hors de France, de toutes les Églises protestantes historiques qui ont fait le même choix du libéralisme doctrinal : Communion anglicane, Églises luthériennes scandinaves, E.K.D. allemande, toutes ont des ministres femmes en grand nombre mais ce sont les fidèles qui les quittent et s'en détournent.

Au sein du catholicisme, entre le modèle poitevin et celui de Toulon-Fréjus (Mgr Rey), il est aisé de voir que le dynamisme caractérise le second et point le premier. On pourrait voir la même tendance dans les ordres et congrégations religieux : vieillissement et recrutement tari là où l'accommodement à la société moderne a été le plus poussé.

Pour les autres religions, il est frappant de voir aussi que c'est la tiédeur, l'accommodement aux valeurs modernes qui est peu porteur. Les formes les plus identitaires sont en forte croissance au sein du judaïsme français depuis 1967 au moins, judaïsme pourtant très sécularisé depuis le XIXe siècle ; il en va de même pour l'islam puisque l'on parle couramment de réislamisation (le cas de Mohamed Merah est assez typique si l'on met de côté les conséquences extrêmes qu'il en a tirées). Il reste que dans toutes les religions présentes sur le territoire français, ces "tièdes", gens qui relèvent d'une croyance de basse intensité, avec assez peu de conséquences quant à leur vie sociale, sont majoritaires.

Par A.P.ré. (Jean Claude Bayau Daban)
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 18:23

Comment les banques et les entreprises se préparent à la sortie de l'euro

Même si tout se fait dans la plus grande discrétion, l’Autorité de contrôle prudentiel qui contrôle les établissements de crédit et assureurs français a demandé aux banques d'anticiper leur exposition à un défaut grec. Et les entreprises essaient elles aussi d'élaborer des plans d'urgence.

 
Les préparatifs se font dans un certain secret, dicté par les incertitudes : si la Grèce sortait de l’Euro, sous quelle forme cette sortie aurait-elle lieu ?

Les préparatifs se font dans un certain secret, dicté par les incertitudes : si la Grèce sortait de l’Euro, sous quelle forme cette sortie aurait-elle lieu ? Crédit Reuters

La panique fait rage sur les marchés financiers, les intervenants se demandent tout haut si la Grèce pourra rester dans l’Euro malgré ses problèmes actuels, ou si ses partenaires préféreront l’abandonner et la laisser retrouver la drachme. Crédible ou pas, ce scénario se doit d’être exploré par les analystes de risques des multinationales et en particulier par les banques : leur mission, penser à tout et être prêt à toute éventualité, en particulier pour les plus exposés.

En France, les banques auraient toutes mis sur pied des plans de crise sur la Grèce, afin de répondre à la demande de l’Autorité de contrôle prudentiel qui contrôle les établissements de crédit et assureurs français. En effet, l’enjeu est important : les pronostics de pertes, très variables selon les sources, se chiffrent en dizaines ou centaines milliards d’euros, les estimations variant selon le degré de défaut de la Grèce – partiel ou total – estimé par les intervenants. Pour les seules banques françaises, l’exposition serait de l’ordre de 50 milliards d’Euro.

Les scénarios les plus pessimistes parient également sur une contagion aux autres pays méditerranéens, dont les conséquences sont quasiment impossibles à quantifier. Dans cet environnement, il est primordial pour les banques d’annoncer publiquement qu’elles ont pris toutes les mesures nécessaires, pour rassurer le public et éviter d’être ainsi contaminées par la crise.

Discrétion

Néanmoins, les vrais préparatifs se font dans un certain secret, tout d’abord dicté par les incertitudes : si la Grèce – et peut être d’autres pays après elle – sortait de l’Euro, sous quelle forme cette sortie aurait-elle lieu ?

Ici, les hypothèses n’ont pas de limite : création d’une « zone mark » autour de l’Allemagne, partage entre euro du Nord et euro du Sud, désintégration orchestrée ou désordonnée de la zone euro, défection d’un ou de quelques pays.

Ensuite, la discrétion est un atout dans certaines situations. Par exemple, s’il s’agit, par précaution, de se défaire d’une masse importante de titres grecs, espagnols ou italiens, il convient de le faire sans alerter le marché, pour limiter les pertes. Notons au passage que, quelles que soient les précautions prises, ce comportement, qui est généralisé, aura pour effet de changer en prophétie autoréalisatrice les doutes exprimés quant à la solvabilité des pays concernés.

Détails techniques

Ensuite se posent les questions informatiques et juridiques : comment faire face à l’ajout d’une nouvelle monnaie – l’occasion pour les consultants en informatique de vendre une mise à jour à quelques millions d’euros – et quels seraient les impacts juridiques d’un retour à une monnaie nationale ?

La question est cruciale, s’agissant de contrats de prêts ou d’émission de titres, en particulier pour les obligations : sera-t-on remboursé en euros ou dans une monnaie locale dévaluée ? Et dans ce cas, sera-t-il possible d’obtenir des dédommagements du débiteur obligataire ?

Par A.P.ré. (Jean Claude Bayau Daban)
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 17:43
Par A.P.ré. (Jean Claude Bayau Daban) - Publié dans : Actualités nationales - Communauté : Réformer la France
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 17:11


 

 

LÉGISLATIVES 2012

Vendredi 1er juin à 18 h 30 au café Le Florida (Place du Capitole, Toulouse)

Débat public JEAN-LUC MOUDENC (UMP) - FRANCOIS SIMON (EE-Les Verts / PS) dans le cadre de leurs candidatures sur la 3e circonscription de Haute-Garonne aux élections législatives. 

Débat organisé par Radio Campus FM et Voix du Midi Toulouse. 

Nombre de place limitées. Merci de réserver auprès de la rédaction de Voix du Midi au 05 61 99 44 47 ou par mail: voixdumidi@wanadoo.fr


APRE

Par A.P.ré. (Jean Claude Bayau Daban) - Publié dans : Actualités locales - Communauté : Toulouse Politique
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 17:03

Hymne à la croissance

Pendant la campagne électorale présidentielle un débat s’était instauré et se prolonge aujourd’hui lors du G8 avec la grande question qui focalise notre microcosme médiatique : Doit on mettre en place une politique de relance ou faire de l’austérité ? La belle affaire !
C’est comme si vous demandiez à votre enfant s’il préfère les frites ou les endives ou plus sérieusement si vous étiez devant un choix encore plus cornélien : Souhaitez vous gagner plus d’argent en travaillant plus ou bien réduire vos dépenses en produisant moins ? 
A question stupide… Réponse du même calibre. C’est malgré tout ce type de réponse qu’a formulé François Hollande. En réaffirmant qu’il refuserait de ratifier le traité européen instaurant la vertueuse « règle d’or » puisque  celui-ci ne prévoyait pas des mesures de croissance. Quel bel acte politique !

 

Aujourd’hui, François Hollande a beau déployer son plus bel humour auprès de Barak Obama , passer pour un fan du "Big Mac" et du "sundae fraise", ce n’est pas pour autant qu’il va se convertir aux principes de l’économie américaine. 
La croissance ne se décrète pas ; elle se crée par la mise en place de conditions propices à cela en tenant compte d’un environnement européen et international.
Sur le mur des « lamentations » socialistes, attardons nous sur les directives que souhaite mettre en place le nouveau pouvoir en France s’il gagne les législatives.
• 60 000 postes de fonctionnaires dans l’éducation nationale recrutés pour l’essentiel parmi ceux qui auront raté le Capes et autres concours. Ces personnes percevant une rémunération pourront ainsi contribuer à augmenter la demande, nous indique t’on.
• Le blocage du prix de l’essence et le prix des loyers en cas de première location. Cela contribuera à l’amélioration du pouvoir d’achat et stimulera la demande, nous affirme t’on. Sur 3 mois pour l’essence, durant l’été, Mr Hollande ne prend pas trop de risque si ce n’est de creuser le déficit encore plus puis rendez-vous en septembre. Quant au blocage des loyers, on a déjà vu par le passé le résultat entrainant l’appel de l’abbé Pierre.
• La retraite à 60 ans pour ceux ayant commencé la vie active à 18 ans, l’arrêt de la réduction du nombre de fonctionnaires, la multiplicité de dépenses diverses dont la symbolique revalorisation de l’allocation scolaire, tout ceci étant censé mettre de l’huile dans les rouages économiques. Ou est le financement ?
• Le relèvement du SMIC indexé sur la fameuse croissance. Cette mesure doit normalement offrir une meilleure rémunération à ceux qui sont au bas de l’échelle et qui sont censés consommer plus. Ceci est vertueux à un détail près : une telle mesure renchérira le coût du travail et pénalisera inévitablement sur la compétitivité des entreprises entrainant une nouvelle vague de chômeurs. Les premières conséquences de ce fiasco seront supportées par les plus faibles et moins qualifiés et les secondes verront une compression des salaires. 

Comment financer ces belles mesures ? Par l’impôt bien sûr !
 
A la sortie, une activité économique comateuse pénalisée par un pouvoir d’achat amoindrie allant à l’encontre de cette croissance tant espérée ; une méfiance des marchés financiers qui anticipera sur une paupérisation de la Société française dans son ensemble. On prélève sur les uns pour redonner aux autres sans pour autant augmenter le gâteau à partager.
Alors, la croissance serait t’elle une illusion, une chimère ?
Pour l’obtenir, dans le passé, certains avaient trouvé la solution par la stimulation de l’offre basée sur l’innovation et la création de richesses. On peut citer Ronald Reagan aux Etats-Unis dans les années 80, Margareth Thatcher en Angleterre avec à la clé un chômage tombant à moins de 5%. L’Espagne s’était engagée dans cette voie avant les années Zapatero.  Avec la loi TEPA, Nicolas Sarkozy souhaitait lui aussi emprunter cette voie en souhaitant apporter souplesse et réactivité dans les rapports régissant le monde économique. La crise de 2008 a arrêté le processus.
François Hollande qui se réclame de la social démocratie va-t-il avoir le courage de poser les bonnes questions et de prendre les bonnes mesures à l’image de ce qu’avait osé faire Gerhard Schröder ? Réformes de structure introduisant souplesse dans notre vieille économie, refonte du droit du travail, baisse des prélèvements, non taxation des producteurs, des créateurs,  innover, s’adapter au cas spécifiques…

Où sont les nouveaux Bill Gates de Microsoft, les Mark Zuckerberg de Facebook, les Sergey Brin et Larry Page de Google ? Pourquoi le monde avance sans la France ? 
Parce ce que notre pays est un vieux pays,  enchevêtré dans un millefeuille accompagné d’une crème lourde et  amère. Une recette composée d’une forte dose d’impôts et taxes, d’une bonne poignée de règles tuant l’initiative et la création, saupoudrée d’un zeste de positions dominantes tuant dans l’œuf l’émergence des nouveaux capitaines d’industries.
 Mr Hollande, il est grand temps de changer la recette mais avez-vous des talents culinaires autres que ceux d’un politicien normal ?

JL CHAVOILLON
Président de l'A.P.Ré
www.apre.eu
Par A.P.ré. (Jean Claude Bayau Daban) - Publié dans : Actualités nationales - Communauté : Réformer la France
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 17:43

 

La première mesure annoncée par le premier ministre, Jean Marc AYRAULT dès sa nomination est la réduction de 30% du salaire des ministres. Cette annonce est-elle une véritable mesure d’économie ou bien n’est elle que de la fumée pour cacher l’augmentation des coûts liée au nombre des ministres ?

La première question qui se pose est la suivante : « Combien gagne un ministre ? » Bien malin celui qui pourrait répondre à cette question, les méthodes de calcul étant tellement alambiqués qu’il est pratiquement impossible de savoir. Un décret du 6 Aout 2002 à mis en place une règle : le montant du traitement brut mensuel d'un ministre ou d'un ministre délégué est "égal au double de la moyenne du traitement le plus élevé et du traitement le plus bas perçu par les fonctionnaires occupant des emplois de l'Etat classés dans la catégorie "hors échelle"". Et pour les secrétaires d'Etat, "il est égal à 1,9 fois cette même moyenne". Le Premier ministre perçoit quant à lui un traitement égal à celui des ministres majoré de 60 %.

Que comprend le salaire du ministre ?

Après calcul, il apparait donc que le montant de ce salaire de ministre (début 2012) est de 14 200 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (11 029,36 €), une indemnité de résidence (330,88 €) et une indemnité de fonction non imposable (2 840,05 €). Notez que la réduction ne porte que sur l’indemnité de base et pas sur le reste.

Vient ensuite le remboursement des frais professionnels. En plus du traitement mensuel, le Premier ministre définit "par décisions individuelles" une "allocation mensuelle pour frais d'emploi" à chaque ministre, "au moins égale à l'indemnité représentative de frais de mandat des parlementaires dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique". Comme on peut le voir cette indemnité est attribuée au gré du premier ministre et ne peut être inférieure à celle des députés (environ 6000 euros mensuel) Bien sur cette allocation n’est pas soumise à l’impôt et n’est pas impactée par la réduction annoncée.

Pour terminer, il faut ajouter à ces traitements deux éléments importants qui sont :

1 - Les avantages en nature, au même titre que les parlementaires. Pour les déplacements, ils disposent de voitures avec chauffeur. Ils ont aussi un accès gratuit au réseau SNCF (en 1er classe) et des quotas de déplacements aériens. Ces avantages en nature ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu ni aux cotisations sociales obligatoires. Et lorsque les ministres quittent le gouvernement, ils perçoivent leur traitement pendant six mois.

2 - Cumul : Les membres du gouvernement  peuvent percevoir au titre de leurs mandats locaux  la moitié de l'indemnité parlementaire, soit 2 757,34 euros. Il est à noter que la plupart des ministres nommés aujourd’hui cumulent les mandats et pourront donc à ce titre cumuler les indemnités qui elles ne seront pas touchées par la réduction de salaire.

Le salaire d’un premier ministre est lui de 60% supérieur à celui d’un ministre.

 

Quelle économie pour quel ministère ?

En faisant un rapide calcul, comparant le précédent gouvernement FILLON et celui d’aujourd’hui que constate-t-on. Le dernier gouvernement FILLON était composé de 15 ministres, de 7 ministres délégués et de 7 secrétaires d’état. Bien que Nicolas Sarkozy ait annoncé en début de quinquennat un gouvernement resserré, certains à gauche trouvaient à redire. Les critiques allaient bon train chez nos confrères pour affirmer que Nicolas Sarkozy ne tenait pas ses promesses électorales, que son gouvernement était important en nombre de ministres.

Le gouvernement venant d’être nommé par François Hollande ne se compose de rien moins que de 20 ministres et de 16 ministres délégués, c'est-à-dire 36 personnes au lieu de 29. On le voit tout de suite les économies ce n’est pas maintenant.

Annoncer dans cette situation que les mesures d’économie drastiques de la gauche commencent et que les salaires des ministres seront diminués de 30% ressemble vraiment à une annonce pour endormir l’électeur. L’augmentation de la masse globale des coûts  de ce gouvernement (une fois la réduction appliquée) avoisine 40%, sachant qu’il n’y a plus de secrétaires d’état (tous ministres) que nombreux sont ceux qui sont députés et qui demanderont le cumul de leur indemnité et qu’enfin le nombre de ministres est pléthorique pour la période difficile que traverse la France.

Nous assistons donc à un véritable tour de passe passe politique qui va faire croire au Français, avant les élections législatives, que notre nouveau président est le spécialiste des économies d’état. Il faut ajouter que certains de ces ministres ne seront pas reconduits après la composition de la majorité suivant l’échéance du 17 Juin, mais ils continueront à toucher leur salaire même diminué.

Il est bien évident que le nombre de ministre et de ministères et directement lié au nombre des collaborateurs travaillant pour ces ministres. Si l’on estime à minima le nombre de 15 personnes assistant la fonction de ministre, ce sont plus de 110 personnes qui viendront grossir les rangs des employés de ministres. François Hollande tient ses promesses sur l’augmentation de nombre de fonctionnaire, la machine est lancée.

"L'idéal, c'est quand on peut mourir pour ses idées. La politique, c'est quand on peut en vivre !" Charles PEGUY.

 

Patrick CRASNIER

Par A.P.ré. (Jean Claude Bayau Daban)
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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 10:58



Le nouveau Président qui ne tient pas ses promesses Jean-Marc AYRAULT

La nomination de Jean-Marc AYRAULT en qualité de Premier Ministre de François HOLLANDE intervient après que ce dernier ait indiqué : "Je n'aurai pas autour de moi à l'Élysée des personnes jugées et condamnées."
Par cette nomination, le nouveau Premier Ministre qui avait été condamné en 1997 pour favoritisme,commence mal son mandat en revenant sur son engagement fort de campagne.

Quelle sera la suite ?


Au delà de cela, souhaitons pour le bien de la France au nouveau premier ministre courage et lucidité car la réalité va vite rattraper les promesses démagogiques de cette campagne.

La réalité ? C'est une dette de 1700 milliards d'euros, un taux de prélèvements obligatoires beaucoup plus élevé que la moyenne européenne, ce sont des entreprises qui ont du mal à embaucher et dont le taux de marge et la profitabilité s'effritent, ce sont des services publics qui ne sont pas évalués, c'est une école qui ne forme par les jeunes à affronter le 21ème siècle, un tissus social qui se désagrège, un communautarisme qui devient l'ennemi de la Nation...

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Par A.P.ré. (Jean Claude Bayau Daban)
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