Le Mouvement Populaire se félicite du soutien apporté par le Gouvernement au dispositif de prêt garanti par l’Etat il y a un an, dont Valérie PECRESSE a fait un premier bilan. Avec 6600 prêts d’un montant de 15 000 euros ainsi qu’un remboursement sur 10 ans au bout de la 3e ou 5e année d'études, accordés en cette rentrée aux étudiants, c’est une dynamique qui s’engage et qui permet à deux fois plus de jeunes de disposer d’un choix toujours plus large de dispositifs pour financer leurs études.
Le prêt garanti par l’Etat permet aujourd’hui à tous les étudiants, quel que soient les revenus dont ils disposent de recourir au prêt pour financer une partie de leurs études, poursuivre des études plus longues qu’ils n’auraient pu le faire sans cet apport, ou répondre à un besoin ponctuel (achat d’un ordinateur, d’un véhicule d’occasion…)
Ce dispositif apporte une fois de plus la preuve de l’action de la majorité en faveur de l’égalité des chances de tous face à la connaissance et à l’éducation. Ce ne sont plus seulement les étudiants de grandes écoles qui pourront emprunter à taux préférentiel, mais aussi les étudiants qui sont à l’université, celles et ceux qui ont choisi des filières courtes. Ce ne sont plus seulement les étudiants issus de familles plus aisées, en mesure d’apporter caution et garantie de ressources, qui pourront être accompagnés, mais tous les étudiants, et ce sur un seul critère : leur projet d’études, leur projet professionnel, leur capacité à s’investir, à entreprendre.
L'UMP soutient la volonté de Valérie PECRESSE de développer encore davantage la diffusion du prêt étudiant.
Coumba DIOUKHANE
Secrétaire nationale en charge des Universités et de la recherche
Le Président de la République vient de présenter ses orientations quant à la réforme nécessaire des collectivités territoriales.
CPNT prend acte de cette volonté tout en prenant date pour le débat qui devra s’instaurer sur le contenu technique précis de cette réforme.
CPNT constate avec satisfaction la consécration du maillon territorial et de proximité essentiel qu’est la Commune et qui sera renforcé au titre des attributions de compétences envisagé par cette réforme. C’est la mise en place d’une vraie subsidiarité et rationalisation de fonctionnement entre les collectivités qui ne se marcheront plus sur les pieds dorénavant.
Si l’approche plus démocratique de la désignation des conseillers, avec une dose de proportionnelle, est une piste positive, il faut veiller à un véritable ancrage, représentatif de la diversité des idées, sur les territoires mais doublé d’une non politisation des outils techniques que sont les intercommunalités.
Ne créons pas des structures qui ne seraient que des rings politiques supplémentaires ! Des structures plus efficaces, plus complémentaires, OUI ! Un mille-feuilles administratif, avec ses lourdeurs et son opacité opérationnelle, comme déjà actuellement, NON !
Pour CPNT, la décentralisation est l’intérêt de tous et de tous les territoires. Le débat de son avenir et de sa modernisation et adaptation nécessaires doit être réel, plein et entier et ne doit pas être galvaudé par des arrière-pensées politiciennes et de campagne, comme le font déjà malheureusement quelques partis politiques qui n’ont que cela à dire ou à faire, prenant ainsi en otage les territoires et leurs populations.
Quant à la réforme de la taxe professionnelle, que tout le monde demandait depuis longtemps en relevant son travers pénalisant l’initiative et l’investissement, elle ne peut cependant pas se réaliser sans compensation pour les collectivités déjà bien pénalisées.
Un débat sur cette compensation, mais surtout portant sur l’ensemble de la fiscalité économique française (commerce, entreprises, artisanat, agriculture), doit être lancé sans tabous, ni cloisonnement.
La Gauche Moderne se félicite du fait que les principes que vient d’exposer Nicolas Sarkozy en ce qui concerne la réforme du lycée, aillent tout à fait dans le sens des propositions qu’elle appelait de ses vœux lors de sa Convention nationale sur l’Éducation :
Que ce soit du point de vue des valeurs: exigence, responsabilité.
Du point de vue des modalités : orientation progressive et réversible, aide personnalisée, rééquilibrage des filières et passerelles entre elles, valorisation des sections technologiques.
Du point de vue des la méthode : concertation, et prise de décision responsable, constance des moyens.
La Gauche Moderne avait lors de sa récente Convention nationale sur l’Éducation, adopté un texte programme qui sera publié, avec les actes des débats, très prochainement.
La Gauche Moderne,
Mardi 13 octobre 2009
Véronique BESSE et Dominique SOUCHET n'ont pas voté, le 13 octobre, en faveur du projet de loi relatif à l'ouverture à la concurrence du secteur des jeux
d'argent et de hasard en ligne. C'est au nom d'une conception dogmatique de la concurrence que la Commission
européenne impose à la France de libéraliser les jeux d'argent sur Internet.
Le gouvernement Français est donc contraint de présenter un projet de loi qui n'est rien d'autre que la transcription d'une directive européenne exigeant une dérégulation du modèle français en vigueur depuis plus d'un siècle.
Ce modèle permettait d'éviter les dérives pouvant émaner d'opérateurs privés peu scrupuleux, en assurant la maîtrise et la régulation des jeux et paris par des organismes dûment contrôlés par l'État.
Même si le gouvernement s'est efforcé d'encadrer cette dérégulation, au maximum des possibilités qui lui sont laissées, nous n'admettons pas cette mainmise de l'Europe sur une question de société dont la France aurait du garder la maîtrise pour protéger sa société et en particulier la jeunesse contre les risques d'addiction et de surendettement des personnes fragiles.
Le 14 octobre 2009
Communiqué de Presse
De Jacques MYARD
Député des Yvelines, UMP
Président du Cercle Nation et République
A/S Vente du tabac sur internet: NON!
L'annonce que le tabac pourrait être vendu sur internet au nom de la concurrence est proprement aberrante.
Cette décision, si elle venait à être effective, est de nature à ruiner toute maîtrise de vente, notamment aux mineurs, d'un produit nocif, au demeurant en violation des clauses du Traité
de Rome.
En effet, l'article 30 du traité stipule clairement que « les dispositions des article 30 à 34 inclus ne
font pas obstacle aux interdictions ou restrictions d'importation, d'exportation ou de transit, justifiées par des raisons de moralité publique, d'ordre public, de sécurité publique, de
protection de la santé et de la vie des personnes et des animaux ou de préservation des végétaux, de protection des trésors nationaux ayant une valeur artistique, historique ou archéologique, ou
de protection de la propriété industrielle et commerciale. Toutefois, ces interdictions ou restrictions ne doivent constituer ni un moyen de discrimination arbitraire, ni une restriction déguisée
dans le commerce entre les Etats membres ».
La France est donc parfaitement habilitée pour des motifs d'intérêt général à maintenir des modalités spécifiques de vente du tabac au nom de la santé publique.
Le dernier arrêt Santa Casa rendu le 8 septembre dernier par la Cour de Justice des Communautés européennes en matière de jeux en ligne, a rejeté les prétentions d'un opérateur privé en
ligne à accéder au marché portugais et reconnu la légitimité du monopole portugais conforme à l'intérêt général.
Le même raisonnement doit prévaloir pour le monopole français des bureaux de tabac!
Jacques Myard
Notre Premier ministre, François Fillon, représentait la France à Rome, pour la canonisation de Jeanne Jugan*, fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres. Il n’était pas le seul représentant du monde politique dans la basilique Saint-Pierre, puisque le roi et la reine des Belges étaient présents pour honorer leur concitoyen, le Père Damien, l’apôtre des lépreux, ainsi que le président polonais Lech Kazinsky pour Mgr Felinski (1822-1895) qui fut archevêque de Varsovie et fonda la Congrégation des sœurs franciscaines de la famille de Marie. Faut-il s’attarder sur le caractère symbolique de cette venue des plus hauts responsables nationaux pour une cérémonie religieuse ? Sans doute, les nations intéressées sont-elles heureuses de voir accéder au firmament de la sainteté des figures particulièrement populaires, en qui elles peuvent se reconnaître et accéder à une représentation supérieure d’elles-mêmes. Mais on ne saurait pour autant dédaigner la signification proprement politique, au sens fort du terme, de cette rencontre entre des représentants de l’autorité spirituelle et ceux de l’autorité temporelle.
La France a beau être un pays laïque, qui ne reconnaît officiellement aucune religion, elle n’en est pas moins liée, de par son passé, à son patrimoine spirituel et son existence concrète impose la coopération continue avec les acteurs de la société civile, où le facteur religieux est prédominant. Et si à Vatican II, l’Église catholique s’est reconnue dans le droit commun de la liberté religieuse, ce n’est pas pour autant qu’elle a abdiqué, bien au contraire, sa mission au sein de la société. François Fillon s’inscrivant dans la continuité du célèbre discours du président Sarkozy au Latran, a réaffirmé le caractère ouvert et réfléchi de notre laïcité. « Cette laïcité française, a-t-il précisé, est tissée de liberté, tramée de considération mutuelle et d’écoute. » Il en a donné des exemples concrets et probants à propos de la crise économique actuelle : « Cette crise révèle aussi la mise en péril de valeurs comme la responsabilité, la probité, la solidarité. Qui croire ? Que croire ? Et que faire ? Face à ces interrogations fondamentales, notre dialogue avec les Églises ne peut être que fécond. »
Si le capitalisme ne doit pas être « sans foi ni loi », le recours à la doctrine sociale de l’Église telle qu’elle s’est affirmée avec la dernière encyclique, peut être amplement profitable. François Fillon n’a pas manqué de souligner son « influence positive ». Aussi peut-on se rendre compte que cette thématique de l’ouverture n’est pas rhétorique. Elle peut s’inscrire très concrètement dans les réflexions des responsables et influencer leurs décisions. Plus largement, des figures comme celles de sainte Jeanne Jugan ou saint Damien ne sont-elles pas aussi des pôles de référence pour la respiration morale d’une société ? Celle-ci vit aussi de références symboliques qui inspirent des modes de vie, des relations, des idéaux. La politique ne saurait être indifférente à la sainteté, même si une telle formule trouble les conformismes. Le cardinal Daniélou avait montré à son temps que l’oraison aussi était un problème politique. La séparation des domaines ne justifie pas l’exclusion de la civilisation de ce qui l’élève et la justifie.
Plus de vingt minutes de tête-à-tête, sans interprète, entre les deux hommes dans la bibliothèque privée du pape. Une audience peu habituelle, considérée comme un "signe de bienveillance" par le Saint-Siège. Empreinte de solennité, cette rencontre s’est placée sous le signe des relations politiques bilatérales. Dans un communiqué de presse, le Vatican a précisé que "quelques thèmes d’intérêt commun concernant les relations bilatérales ont été passés en revue, avec l’intention de poursuivre sur la bonne voie du dialogue et de la collaboration entre le Saint-Siège et la République française […] Il y a également eu un échange de vue sur quelques questions internationales, en particulier la situation au Moyen Orient et dans quelques pays africains avec une référence au synode pour l’Afrique, le dialogue interreligieux et les changements climatiques". De son côté, François Fillon a confié : "Nous avons abordé de nombreux points relatifs à nos relations bilatérales, sans oublier les initiatives communes possibles autour du Proche-Orient, de l’Afrique, du Liban ou de la crise écologique".
François Fillon s’est ensuite entretenu avec le Cardinal Tercisio Bertone, Secrétaire d’Etat du Saint Siège. En fin de journée, il a inauguré le prestigieux centre culturel Saint-Louis-de-France, rénové après 2 ans de travaux, avant de décorer des insignes de commandeur de la Légion d’honneur, Mgr Dominique Mamberti, secrétaire pour les relations avec les Etats au Vatican. "Une laïcité juste et apaisée"
Dans un discours, prononcé au cloître Saint-Louis de France, en présence de nombreuses personnalités religieuses et civiles - parmi lesquelles les cardinaux André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence épiscopale française et Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux ou encore Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille -, le Premier ministre a rappelé le principe de laïcité : "S’il revient à la France laïque et au Saint-Siège de multiplier les relations et les partenariats, c’est parce que les valeurs que nous situons au cœur d’une laïcité juste et apaisée sont aussi celles, je crois, que l’Eglise universelle promeut à travers le monde".
"La doctrine sociale de l’Eglise constitue une source de réflexion"
En marge de son hommage à Jeanne Jugan, fondatrice des Petites Soeurs des pauvres, samedi soir à Rome, le Premier ministre a élargi son propos à la crise économique mondiale qui "révèle les failles d’un capitalisme qui ne doit pas être sans foi ni loi" a-t-il affirmé, estimant que " la doctrine sociale de l’Eglise constitue une source de réflexion".
S’adressant à l’Eglise catholique, François Fillon a constaté : "En mettant en garde notre civilisation sur ses faiblesses matérialistes, ses pulsions guerrières, ses fanatismes, vous approfondissez notre regard sur la condition humaine, ses devoirs éthiques, sur sa fragilité et son mystère. C’est la République, celle des croyants de toutes confessions, mais aussi celle de ceux qui doutent, cherchent ou ne croient pas, qui est ainsi invitée à une méditation collective. Et cette méditation qui nous grandit est à l’image d’une laïcité ouverte et réfléchie. Je crois aux échanges empreints de respect qu’État et religion peuvent conduire sur le seuil, porte ouverte". Et le Premier ministre de conclure : "Cette laïcité française est tissée de liberté, tramée de considération mutuelle et d’écoute".
* : Jeanne Jugan :(1792-1879), fondatrice des Petites Soeurs des pauvres ainsi que de quatre autres prêtres et religieux.
Jeanne Jugan, née à Cancale en Bretagne, fille de marin, choisit le célibat et le service de Dieu et des plus démunis, dans un premier temps au sein du Tiers-Ordre de la Mère admirable. En 1839,
elle ouvre sa porte à une vieille femme aveugle et malade, puis à d’autres, s'entourant d'un groupe de compagnes pieuses se consacrant à cette tâche. L'association, dans un premier temps sous
l'égide des Frères de Saint-Jean-de-Dieu, se transforme en véritable ordre religieux, la congrégation des Petites soeurs des pauvres, dont elle sera la première supérieure, avant d'être mise à
l'écart des instances dirigeantes. Malgré cela, elle continue son travail au sein de la congrégation, pendant 27 ans. Et meurt dans l'oubli en 1879, à 86 ans, sans avoir quitté La Tour
Saint-Joseph, maison-mère de la congrégation.
La congrégation des Petites soeurs des pauvres compte aujourd'hui 2.710 Petites soeurs et 202 maisons. Congrégation missionnaire, elle est présente sur les cinq continents et s'enrichit d'un
groupe laïque, l'Association Jeanne Jugan, dont les membres participent à cette mission d'hospitalité envers les personnes âgées pauvres.
Jeanne Jugan a été béatifiée en 1982 par Jean-Paul II.
source : http://www.france-catholique.fr/Une-laicite-ouverte-Francois.html