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La candidate de la majorité devance le socialiste Alexandre Medvedowsky de 187 voix, sur un total de plus de 43.000 suffrages exprimés, selon les résultats définitifs publiés par la municipalité.
Ce dernier avait présenté une liste d'union avec le Modem et les radicaux de gauche dès le premier tour, puis fusionné sa liste avec celle des Verts entre les deux tours.
Alexandre Medvedowsky a immédiatement annoncé à la presse qu'il envisageait le dépôt d'un recours en annulation, en mettant en cause le nombre élevé de votes par procuration, plus de 4.400 selon lui.
"Compte tenu de cet écart de voix, il est évident que nous allons demander la vérification de l'ensemble des opérations électorales, notamment des procurations, et compte tenu des nombreux tracts mensongers et diffamatoires qui ont été diffusés pendant l'entre-deux-tours par madame Joissains, nous allons déposer un recours contre cette élection", a-t-il dit sur France info.
Maryse Joissains a eu au téléphone le président Nicolas Sarkozy, qui l'a félicitée.
"Cent-quatre-vingt-sept voix, c'est peu mais c'est suffisant (...) Dans ce pays, lorsqu'on est une femme, tout est toujours plus difficile. J'avais tout le monde contre moi et ce n'était que des hommes. Ce que j'ai ressenti (chez eux, ndlr), c'était de la haine", a-t-elle dit aux journalistes.
Elle a jugé que l'élection était aussi l'échec de la stratégie de grande alliance qui lui faisait face. "Les Français ne sont pas prêts à n'importe quoi. S'il y avait eu plus de 50% de votants, je serais passée plus largement", a-t-elle estimé.
TEST ÉLECTORAL NÉGATIF POUR LA GAUCHE
Dans cette élection provoquée par l'invalidation du scrutin de l'an dernier, la participation a encore été faible (49,5%) mais a cependant progressé par rapport au premier tour (44,1%).
Maryse Joissains était alors arrivée en tête avec 43,31% des voix devant Alexandre Medvedowsky (34,08%) et Hervé Guerrera (Verts, 11,31%).
Le PS espérait dans cette ville une bouffée d'oxygène, alors qu'il est très troublé ces dernières semaines par une série de querelles internes.
Dimanche encore sa direction a essuyé les critiques de Julien Dray et l'appel de l'écrivain Bernard-Henry Lévy à sa disparition.
Dans la perspective des élections régionales de l'an prochain, la question des alliances est plus que jamais posée pour le principal parti d'opposition, incapable de l'emporter malgré la très large d'union d'Aix. Le PS dirige actuellement 20 régions métropolitaines sur 22.
La gauche radicale, qui avait obtenu au premier tour 4,2% avec la liste "Aix à gauche" (PCF, NPA, Parti de gauche), n'avait pas explicitement soutenu le candidat socialiste mais appelé à battre la droite.
Le candidat divers droite Stéphane Salord, à l'origine du recours contre l'élection de 2008 et qui avait obtenu 7% des voix, soutenait aussi le candidat d'opposition.
Le scrutin avait été transformé en enjeu national par la majorité. Plusieurs personnalités nationales, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, le président du groupe UMP à l'Assemblée Jean-François Copé ou encore le patron du parti de Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand étaient venus soutenir la candidate UMP avant le second tour.
L'élection l'année dernière de Maryse Joissains, à la faveur d'une triangulaire avec le PS et le Modem alors désunis, avait été invalidée début juin par le Conseil d'Etat, qui avait sanctionné la distribution d'un tract anonyme contre ses rivaux.
François Revilla, édité par Thierry Lévêque
source : yahoo ! actualités
Voilà maintenant plus d'un an que VélôToulouse voulu par les Toulousains et décidé par mon équipe municipale lorsque j'étais maire, est en service dans notre ville. Ce moyen de déplacement doux et alternatif à la voiture a rencontré un succès immédiat, et tous les Toulousains l'ont depuis parfaitement adopté et intégré dans leur quotidien. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 245 stations installées avec 2250 vélos en libre service au total dans Toulouse et plus de 2,7 millions d'utilisateurs depuis le lancement de VélôToulouse !
Mais il s'avère, et j'en suis navré, que ce service est confronté à un très grave problème de vandalisme, qui selon la société JCDecaux qui l'exploite, est jusqu'à dix fois supérieur aux grandes villes telles que Paris, Marseille ou Lyon, qui utilisent le même système. Toulouse détient le triste record du plus grand nombre de vélos dégradés volontairement…de toute l'Europe.
Il y a peu, face à ces incivilités inacceptables, le député-maire de Toulouse a décidé la fermeture “provisoire” de 7 stations du
réseau, particulièrement exposées aux actes de vandalisme. C'est bien la pire décision qui pouvait être prise ! En fermant ces stations, la majorité municipale a démontré de façon édifiante son
incapacité à faire face au problème. Ce geste d'impuissance est d'autant plus inquiétant qu'il adresse aux auteurs de ces actes de vandalisme un signal de recul de la puissance
publique. Fermer des stations, c'est donner raison aux vandales qui dégradent gratuitement et impunément mais c'est aussi les conforter dans la destruction d'un service pourtant utile aux
Toulousains et -faut-il le rappeler- très peu onéreux.
Il va de soi qu'il faut réagir, et ce dans les plus brefs délais. Si la récente décision de réouverture des stations récemment fermées va dans le bon sens, je propose que soit mis en place un dispositif de sécurité et de prévention sur l'ensemble du réseau de VélôToulouse. La vidéosurveillance peut être une solution. Pour ce qui est du financement, je pense qu'il doit être partagé : la mairie doit consentir un effort pour ne pas surcharger la société JCDecaux, déjà lourdement pénalisée par le vandalisme. La vidéosurveillance des Vélostations permettrait aux effectifs de police municipale de mieux prévenir tout acte de malveillance et sanctionner systématiquement les personnes irrespectueuses du mobilier municipal…
Il est du devoir des élus municipaux de faire un geste fort envers les milliers d'usagers de VélôToulouse afin que ce service ne soit plus menacé, car nous souhaitons que chacun puisse emprunter un vélo quand il le souhaite. J'en appelle aujourd'hui à la responsabilité du député-maire de Toulouse, afin qu'il restaure au plus vite l'autorité municipale, et qu'il rende le “VélôToulouse” aux Toulousains qui en ont été privés quotidiennement à cause d'incivilités gratuites.
Jean-Luc MOUDENC
Maire de Toulouse de 2004 à 2008
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