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Chers amis,
Le président de la République, le parlement et le gouvernement m'ont fait l'honneur de me confier la difficle mais passionnante mission de devenir le premier défenseur des droits. Cette nouvelle fonction m'amène aujourd'hui à quitter le Parlement européen.
Pendant ce mandat, j'ai eu à cœur de rendre l'Europe plus efficace et plus proche de nos territoires en organisant des visites au Parlement européen, en participant à des séminaires de formations et en me rendant aussi souvent que possible dans nos territoires.
J'ai représenté le Sud-Ouest avec conviction, que ce soit en proposant une assistance au montage de projets de financements européens ou en recréant l'intergroupe Ciel et Espace. J'ai soutenu l'aérospatiale en organisant une grande exposition pédagogique et l'organisation de conférences.
J'ai tenu à maintenir le contact avec vous en développant le concept d'une permanence en ligne afin de me rendre disponible, quelque soit le lieu où je me trouvais.
Pendant ce mandat, je me suis consacré aux relations entre l'Union européenne et le monde arabe, par le biais de travaux législatifs, de rendez-vous avec les décideurs politique du monde arabe, et de conférence pour qu'enfin, nous nous comprenions et avancions ensemble.
Je quitte maintenant le Parlement après bientôt deux années passées à votre service, c'est le moment du bilan que je vous soumets.
Sincèrement,
Dominique Baudis
Nous vous annoncions la création du compte Twitter de Christine de Veyrac il y a quelques semaines, il est maintenant en service.
Vous pouvez à partir d’aujourd’hui suivre plus précisément son actualité afin de mieux comprendre en quoi consiste son travail chaque jour sur le terrain et de connaitre ces actions que se soit dans sa circonscription ou à Bruxelles et à Strasbourg. En suivant ses tweets vous pourrez donc connaitre ses prises de positions et ses actions. Pour cela, rien de plus simple, il vous suffit de cliquer sur ce lien : Christine de Veyrac sur Twitter ou grâce au widget ci dessous :
Vous pouvez évidemment toujours la retrouver sur Facebook grâce au badge ci dessous :
Christine de Veyrac
Ce mercredi, Christine de Veyrac, rapporteur du Parlement européen pour la législation sur les enquêtes en cas d'accidents d'avion, a présenté son projet de rapport devant la commission des Transports.
Les propositions faites par Christine de Veyrac afin d'améliorer la qualité et l'efficacité des enquêtes sur les accidents d'avions ont été saluées par ses collègues du Parlement européen.
Parmi les dispositions présentes dans son projet de rapport, on trouve notamment la création d'un réseau européen des autorités d'enquêtes qui devrait œuvrer à uniformiser le niveau des différents bureaux d'enquêtes en Europe en établissant des standards élevés de technique et de compétence.
Le député de Midi-Pyrénées a également proposé que soient analysées au niveau européen les différents incidents mineurs qui peuvent se produire, ce qui n'est pas le cas jusqu'à présent. Lors du débat, elle a déclaré: "l'analyse de ces données permettrait de dégager des tendances en amont et peut-être d'éviter que des petits incidents répétés ne conduisent un jour à un accident. C'est une opportunité d'améliorer de façon substantielle la sécurité aérienne et nous devons la saisir."
Enfin, la majeure partie des propositions contenues dans le rapport de Ch. de Veyrac porte sur l'amélioration de l'assistance aux victimes de crash aérien et à leurs familles. "Nous avons encore des progrès à faire dans ce domaine" a-t'elle estimé, "Nous devons renforcer le soutien apporté à ceux qui perdent un proche dans de telles circonstances, ils doivent être informés et accompagnés, et c'est le but que nous visons avec cette législation."
Elle a ainsi notamment proposé de renforcer les mesures d'accompagnement comme le soutien psychologique.
En outre, elle a suggéré de fixer un délai court pour transmettre aux familles la liste des passagers se trouvant à bord ainsi que la création d'une personne référente qui serait leur point de contact privilégié.
» Consulter le projet de rapport de Christine de Veyrac
Le Conseil européen a désormais un Président à temps plein.
Le Parlement européen partage le pouvoir législatif et budgétaire à égalité avec le Conseil des Ministres, et c’est lui qui élit le Président de la Commission. Un impressionnant service
diplomatique européen se met en place sous l’autorité de la Haute-Représentante, en charge de coordonner les diplomaties des 27 Etats membres et les relations extérieures de la Commission. Hors
de Bruxelles, les Parlements nationaux acquièrent un droit de regard, et quasiment de veto, sur les projets législatifs de l’Union et les citoyens ont un droit d’initiative inédit dans tous les
domaines relevant de la compétence communautaire.
L’Union devait-elle être plus fédérale ou plus confédérale, ou, disons plutôt, plus communautaire ou plus
interétatique ? Le choix original fait par la Convention présidée par Valéry Giscard d’Estaing en 2004, et intégralement repris dans le traité de Lisbonne est de renforcer les
deux volets : des institutions communautaires plus fortes, très inspirées du modèle fédéral de type parlementaire ; et une responsabilité plus
grande confiée aux représentants des Etats dans les domaines qui restent fondamentalement de compétence nationale, mais où la coordination des politiques nationales devient une
nécessité absolue – politique étrangère, bien sûr, mais aussi politiques de défense, politiques industrielles et politiques budgétaires, par exemple.
Chaque Etat membre a donc intérêt à adapter sa propre organisation politico-administrative pour défendre ses positions dans ce nouveau système, optimiser son influence dans la politique
communautaire, et contribuer à la réussite du nouveau traité. Dans le cas français, cela exige un certain nombre de changements par rapport au dispositif actuel, qui n’a guère changé depuis
trente ans.
- Nomination à l’Elysée d’un conseiller européen ayant un rang égal au conseiller diplomatique, et qui soit le sherpa du Président de la République sur tous les sujets proprement
communautaires.
- Au sein du gouvernement, nomination d’un Ministre en charge des Affaires européennes. La tradition française était celle d’un Ministre délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères,
assistant celui-ci à Bruxelles dans les réunions du Conseil dit « Affaires générales ». La dégradation de la fonction en un modeste secrétariat d’Etat est un contresens qu’il est facile – et
urgent – de corriger. C’est bel et bien une promotion au niveau de Ministre « plein », distinct du Quai d’Orsay, qui est aujourd’hui nécessaire. Un Ministre chargé de préparer la coordination
interministérielle pour le Premier ministre, comme le fait le Ministre du Budget pour les arbitrages budgétaires. Cette promotion doit accompagner celle du Conseil Affaires générales, à partir
du moment où les Ministres des Affaires étrangères n’y siègent plus et où c’est cette formation qui doit jouer le rôle principal dans la préparation des Conseils européens. Pour prendre une
comparaison avec la gouvernance interne de la France, imagine-t-on un Conseil des Ministres élyséen préparé par les seuls secrétaires d’Etat ? Ce serait risible. C’est la situation actuelle du
Conseil Affaires générales.
- Pour la coordination interministérielle, le système du Secrétariat général aux affaires européennes est bien rodé et bien adapté au fonctionnement de nos administrations centrales. Faut-il le
laisser sous l’autorité directe du Premier ministre, ou le mettre sous celle du Ministre des Affaires européennes, ou revenir à la solution expérimentée par François Mitterrand d’un
rattachement direct à l’Elysée ? C’est un choix à opérer en fonction de la manière dont le Président de la République conçoit la répartition des tâches entre son Premier ministre et lui.
- C’est évidemment le Quai d’Orsay qui va être soumis aux changements les plus importants. La responsabilité première confiée aux diplomates dans la représentation de la France à Bruxelles est
une survivance qui ne se justifie plus que par le passé. Avec Lisbonne, tout change. Les Ministres des Affaires étrangères sont amenés à se consacrer exclusivement à la diplomatie, dont les
grandes orientations se décideront de plus en plus à Bruxelles. Nos meilleurs diplomates doivent donc peupler le nouveau Service d’action extérieure de l’Union. En revanche, la préparation de
tous les conseils des ministres européens relatifs aux politiques internes doit être confiée à une représentation permanente dépendant du Ministre des Affaires européennes ou du SGAE, mais
distincte des Affaires étrangères. « Vous n’y pensez pas, ce serait un tremblement de terre ! » m’a dit un diplomate chevronné – à côté de toutes les réformes dé jà engagées dans notre
administration territoriale, ce sera plutôt un tsunami dans quelques tasses de thé…
- De manière plus inattendue, notre Parlement national devra aussi s’adapter à ses nouvelles
responsabilités. Sur la politique étrangère comme sur la politique économique, la décision juridique et financière relève du Parlement national, mais elle doit désormais être
systématiquement éclairée par la vision européenne, apportée à Bruxelles et Strasbourg. Il faut inventer la manière de faire travailler ensemble les commissions parlementaires compétentes.
L’Assemblée Nationale française en est particulièrement consciente, et commence à multiplier les initiatives, au niveau de la commission des
affaires européennes comme à celui du groupe parlementaire UMP.
- Les partis politiques nationaux doivent aussi mieux s’organiser pour être influents dans leurs familles politiques européennes respectives. Ils ont encore des marges de progression. Ainsi,
l’UMP a réussi à faire élire Joseph Daul à la présidence du groupe PPE au Parlement européen, mais dans un organigramme qui comprend 42 secrétaires nationaux (les « ministres fantômes » du
parti) l’Europe n’apparaît nulle part …
- Enfin, le Président de la République ou le Premier ministre pourrait trouver intérêt à réunir périodiquement autour de lui, ne fût-ce que de manière informelle, « l’équipe de France en Europe
» : principaux ministres, parlementaires, hauts fonctionnaires, membres français des institutions européennes (y compris du Conseil de l’Europe et de l’OTAN), pour s’assurer que nos
compatriotes jouent bien en harmonie dans le concert européen.
Chaque fois que de nouvelles institutions se mettent en place, c’est immédiatement que les partenaires concernés doivent adapter leur propre
dispositif. Une organisation désuète qui survit à une révolution dans son environnement en retrouve une forme de légitimité funeste pour dix ans de plus.
Alain LAMASSOURE, le 12 avril 2010
Source: http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=chroniques&id=0561
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Alain Lamassoure, est ancien ministre français des Affaires européennes puis du Budget, ancien membre de la Convention européenne. Actuellement député
européen (Parti populaire européen, PPE), il est vice-président de la délégation française du groupe PPE et Président de la Commission des Budgets du Parlement européen. |
Nous approuvons la décision prise à l'unanimité par les 27 gouvernements des États membres de l'Union européenne de réduire de moitié, en raison de la crise,
l'augmentation de salaire de 3,7 % demandée par les 45 000 fonctionnaires européens, déjà généreusement rémunérés et échappant à l'impôt.
Nous condamnons fermement, en revanche, l'attitude indécente de la Commission européenne qui, au lieu de suivre les États, les traduit en justice devant la Cour de Luxembourg, estimant que les salaires des eurocrates doivent augmenter sans tenir compte de la crise.
Cette décision illustre, une nouvelle fois, l'excès de pouvoir dont dispose la Commission européenne par rapport à la volonté des États.
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