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Une communication de Thierry JOULIN, Conseiller régional CPNT de Poitou-Charentes, Délégué CPNT
Charente Maritime et membre du Bureau national de CPNT sur la façon dont se passent les choses au sein du Conseil Régional de Poitou-Charentes et ce, au travers de l'exemple de la gestion de
l'après-tempête Xynthia.Qu'elle est belle ma Région Poitou-Charentes ! Ou plus exactement qu'elle serait belle ma Région si nous n'avions pas une Présidente de Région dont l'ego mais aussi l'égoïsme demeurent incommensurables.
La pensée unique et uniquement la pensée unique est à l'ordre du jour, c'est à dire "faites ce que je dis mais ne vous occupez pas de ce que je fais" !!
Et puis un jour d'hiver 2010, la Charente-Maritime est frappée de plein fouet par Xynthia, c'est pour notre façade atlantique l'apocalypse ; pas une digue n'a résisté à l'ampleur de cette
violence, 40.000 hectares de terres agricoles submergées, la moitié des carrelets de pêche détruits, des maisons saccagées, des établissements ostréicoles et mytilicoles laminés.
Un seul remède à ce terrible fléau qui non seulement a détruit mais aussi, ne l'oublions pas, qui a également tué car l'homme est démuni, impuissant devant un tel phénomène !
Cette solution, bien évidemment, c'est la réfection, le renforcement, la remise en état des digues. Il n'y a pas d'autres solutions que d'apporter rapidement un soutien aux communes touchées pour
reconstruire ces protections que sont les digues. Mais pour cela il faut de l'argent, beaucoup d'argent et c'est là tout le rôle des collectivités territoriales.
Le Conseil Général présidé par Dominique Bussereau a pris acte, dans l'heure qui a suivi ce drame, de l'ampleur, de la gravité de la situation et a fait débloqué aussitôt des subventions par
millions d'euros pour reconstruire immédiatement et dans l'urgence les digues qui présentaient le plus de vulnérabilité.
Je signale en effet que la compétence "digue" n'est dévolue légalement à aucune autorité, à aucune collectivité et c'est celle qui peut, qui prend cette compétence. C'est pourquoi l'Europe,
l'Etat, le Conseil Général, le Conseil Régional, voire même une quelconque collectivité territoriale peut financer une remise en état. Ce n'est tout simplement qu'une question de volonté, mais
aussi bien évidemment une question de responsabilité devant les citoyens que l'on représente.
D'ailleurs, j'en veux pour preuve que la Vendée, durement touchée elle aussi par Xynthia, a créé un partenariat avec la Région des Pays de Loire et que cela fonctionne parfaitement bien. Ceci
signifie très simplement que quand on veut, on peut mais surtout que c'est possible, contrairement à ce que la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes voudrait bien nous faire
croire...
J'ai donc, en ma qualité de conseiller régional CPNT, demandé lors de commissions had hoc que la Région crée ce partenariat avec le département afin de parer au plus pressé, ce que le département
lui-même réclamait sachant que, financièrement, la facture serait colossale et que l'Etat ne pourrait pas intervenir directement et surtout rapidement.
Soutenu par mes collègues du groupe Majorité Présidentielle dont fait partie CPNT, cette demande a été acceptée et validée par les Présidents de commission qui, je le précise au passage, sont
pourtant soit Vert "dur", soit Vert "tendre" mais de toute façon écolos jusqu'au bout des ongles.
Malheureusement, et on ne peut que le déplorer, au sein de la région Poitou-Charentes, ce ne sont pas les Présidents de commission qui décident, ni même la Majorité mais exclusivement et seule
"Madame la Présidente" de région. Résultat: cette demande légitime, faite pour le bien des populations durement touchées par Xynthia, pourtant acceptée et ô combien neutre sur le plan
politique, est donc restée "au placard" !!!
Il faut reconnaître, et surtout préciser pour bien comprendre la situation, que la Présidente de gauche a pour habitude de ne travailler qu'avec ses élus de gauche (et encore... pas tous !!!)
mais très difficilement avec ceux de droite, arc-boutée qu'elle est sur son clivage politique qui prend le pas sur l'intérêt général régional.
Aussi, créer comme je le proposais un partenariat avec le Conseil Général de Charente-Maritime, présidé en outre par Dominique Bussereau, ministre de la majorité Présidentielle, pensez donc !
C'est, pour elle, inconcevable !
Car aux dires de notre Royale Présidente, mettant en avant toute sa bravitude, ce domaine étant selon sa propre analyse exclusivement réservé à l'Etat et par conséquent, la région ne mettra donc
pas un centime dans ce dossier car l'Etat n'a qu'à prendre ses responsabilités et se débrouiller !
On voit là l'immense grandeur politique de cette dame qui vient personnellement distribuer des chèques de 500 euros aux personnes en difficulté du fait de cette tempête Xynthia alors que, je le
rappelle, nous étions alors en pleine en campagne électorale régionale (il faut bien soigner son image...). Il y a pourtant des structures chargées de cela mais ayant le "défaut", il faut bien
l'avouer, d'être plus anonyme et mettant moins en valeur Mme Royal. Alors imaginez : apporter quelques millions d'euros pour un partenariat avec le département dirigé par la Majorité
Présidentielle, cela reste peu médiatique, moins hégémonique et n'a donc aucun intérêt pour madame la présidente et ce, malgré les difficultés des habitants... Quelle "importance" ?!
Devant l'attitude nauséabonde désormais régulièrement employée à l'égard de l'opposition par cette dame, je tenais tout simplement à dénoncer ces comportements bien peu démocratiques où le
respect n'existe absolument pas et où l'ambiance est féodale.
Il nous est, en effet, impossible de présenter un quelconque dossier ou même d'émettre une simple idée : le simple fait qu'il ou qu'elle émane de l'opposition suffit à l'éliminer d'office, sans
débat. Aucune de nos remarques n'a, à ce jour, été prise en compte et retenue, c'est dire !
Alors de là à penser qu'elle aurait pu être Présidente de la République française, je laisse à chacun le soin d'imaginer ce que serait, aujourd'hui, notre beau pays et les méthodes qui y seraient
en vigueur et ce, sans même parler de ses lubies proécologie extrême !!!
Toulouse, le 19 avril 2010
Objet : Compte-rendu de l’Assemblée Plénière du Conseil Régional Midi-Pyrénées – séance du 8 avril 2010
Cette assemblée plénière visait à installer les divers organismes et commissions du Conseil Régional mais également son mode de fonctionnement par le vote du Règlement Intérieur et du Règlement Financier.
Normalement, le Code Général des Collectivités prévoit que l’ensemble des rapports et délibérations soumis au vote doivent être adressés 12 jours francs avant la séance.
En l’occurrence la plupart des documents ont été reçus quelques jours à peine avant : c’est pourquoi, lors de la Conférence des Présidents de Groupes du 6 avril, nous avions indiqué notre volonté de voir reporter certaines de ces délibérations pour avoir le temps de les examiner. Il s’agissait notamment du Règlement Intérieur qui fixe pendant toute la durée du mandat le fonctionnement du Conseil Régional, le déroulement des assemblées et des commissions.
Martin MALVY s’y est opposé au motif que ce Règlement Intérieur n’apportait pas de grands changements par rapport à celui de la mandature précédente sauf à durcir un peu plus les règles concernant l’absentéisme, ce sur quoi bien sûr nous ne sommes pas opposés.
Lors de l’assemblée plénière il était lui-même absent et remplacé par Madame BELLOUBET, ancienne 1ère Adjointe à la Mairie de Toulouse qui a demandé de voter une délibération qui n’était pas à l’ordre du jour concernant l’adoption de la procédure d’urgence. Cette procédure d’urgence lui permettant de ne pas respecter le délai précité de 12 jours.
Nous avons contesté que la procédure d’urgence s’applique en l’espèce en rappelant qu’elle n’était pas là pour régulariser des vices de forme.
Monsieur ONESTA a d’ailleurs abondé dans notre sens et a indiqué que ce Règlement Intérieur serait « transitoire » et qu’il pourrait être amendé par la suite, ce qui n’est normalement pas possible.
C’est pourquoi, nous avons voté contre cette première délibération.
De la même manière nous avons voté contre les délibérations suivantes concernant le Règlement Intérieur et le Règlement Financier pour les raisons exposées faisant également observer que l’ensemble des Régions n’avaient pas encore voté le Règlement Intérieur et que l’une d’entre elles d’ailleurs ne l’avait programmé que pour le 10 mai.
Il n’y avait donc aucune urgence !
Cette séance nous a permis de découvrir quelques modes de fonctionnement un peu « curieux ».
Tout d’abord il est apparu que certains conseillers de la majorité émargent en début de séance et quittent l’hémicycle, ce qu’a pu observer Jean-Claude LUCHE, Président du Conseil Général de l’Aveyron.
C’est sans doute ce qui explique une certaine fluctuation de l’expression de la majorité qui a recueilli par exemple :
- 67 voix pour la 1ère délibération sur le Règlement Intérieur
- 65 voix pour la 2ème délibération sur le Règlement des Finances alors qu’ils sont au total 69.
A cet égard, il nous est apparu une certaine « opacité » sur le fonctionnement du vote électronique.
En effet, nous avons été obligés de faire constater à la Présidence , ce qu’elle a d’ailleurs reconnu, que le scores affiché ne correspondait pas à la présence dans l’assemblée.
C’est ainsi par exemple que Madame Martine PEREZ, tête de liste du Front de Gauche avait été considérée comme votante alors qu’elle n’avait pas donné de procuration et qu’elle n’était pas rentrée dans la salle après la suspension de séance à propos de la 5ème délibération. Nous avons demandé un nouveau vote qui nous a donné raison.
A surveiller…
- Les Commissions :
Nous souhaitons incarner une opposition constructive et active dans le respect des valeurs de transparence, d’équité et de rassemblement. Nous avons demandé à être associés à la gouvernance du Conseil régional par la Présidence de 4 commissions sur 18, ce qui nous a été refusé alors que le Groupe « Osons Midi-pyrénées » représente ¼ des élus de l’hémicycle.
- Les Organismes extérieurs :
Notre groupe s’est insurgé contre la répartition proposée par l’exécutif au sein des organismes extérieurs.
Une suspension de séance nous avait laissé espérer une représentation plus équitable notamment sur le plan géographique. En fait, il nous a été accordé seulement 26 sièges sur 220 ! Aussi notre groupe n’a pas pris part au vote de ce rapport.
En conséquence, le Président de Région a préféré la fermeture à l’ouverture dans sa gouvernance.
Cependant, cette marque d’ouverture a été choisie par d’autres régions de France, notamment, le Président socialiste d’Ile-de-France qui a proposé la Présidence de la Commission des finances à un élu de l’opposition. Il en est de même pour le Président du Conseil général de l’Aveyron, Jean-Claude LUCHE qui a attribué la Présidence de la Commission des Finances à un élu de l’opposition.
En conclusion, nous vérifions à nos dépens qu’on est loin des principes affichés pendant la campagne par la Gauche sur la démocratie et la gouvernance partagée.
Nous serons désormais obligés d’en tirer les conséquences de ce défaut absolu de modernité.
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Toulouse le 3 avril 2010,
Chers amis,
Nous savions que les choses seraient difficiles mais nous avons osé! Nous tenons à vous remercier très chaleureusement de votre investissement et de votre soutien, vous, les adhérents, les militants, les bénévoles, les sympathisants qui avez porté cette campagne des régionales. Après un temps de repos bien mérité nous aimerions pouvoir vous retrouver pour partager un moment de convivialité autour d'un apéritif. Le jeudi 29 avril à partir de 19h30 Salle de Barcelone à Toulouse
en présence de Dominique Baudis et de Jean Luc Moudenc
Plus que jamais, ENSEMBLE, continuons et Osons Midi-Pyrénées
Brigitte Barèges et ses colistiers |
Travaillons en équipe et à l’écoute de nos concitoyens.
La Majorité vient de subir, aux élections régionales, une rude défaite.
Paradoxe : la Gauche n’a enregistré d’aucun transfert de voix ! Si sa coalition partisane a été électoralement efficace, elle ne bénéficie donc, ni de la confiance des Français, ni de la crédibilité autour d’une vision d’avenir pour nos régions. Ce double constat en dit long sur le profond désarroi de nos concitoyens, qui ont du mal à croire en qui et en quoi que ce soit !
Les dirigeants actuels de notre pays ont deux ans pour agir afin de prendre en compte, plus et mieux que jusqu’à aujourd’hui, les aspirations de nos concitoyens, tout en préparant avec courage l’avenir de la France. Cela n’est pas facile et exige de nouvelles méthodes pour mettre en œuvre les nécessaires réformes, avec sans doute plus de pédagogie, et plus de concertation encore.
Les Français qui entreprennent, qui prennent des risques, innovent et créent de la richesse, ont besoin d’être encouragés, qu’on leur facilite et leur simplifie les choses.
Les Français qui souffrent et subissent la crise de plein fouet, ceux qui sont la proie du chômage ou ceux qui ont des fins de mois de plus en plus difficiles, ont besoin de moyens supplémentaires pour vivre et espérer.
Le Gouvernement doit poursuivre ses efforts pour accompagner nos concitoyens vers la sortie de crise. Pourquoi pas un « Grenelle économique et social » afin de mettre patronat, syndicats et politiques autour de la table pour régler enfin nos problèmes structurels ?
Sur le plan politique, l’UMP a un besoin vital d’avoir en son sein un courant centriste fort et visible.
Sur le plan local, je salue le parcours combatif et dynamique de Brigitte Barèges, malgré un contexte très défavorable. Maintenant, notre famille politique doit tourner la page des divisions et de l’amertume.
La tâche pour bâtir l’avenir est immense : elle ne pourra donner du fruit que par un travail en équipe et l’unité totale. Plus que jamais, nous devons être sur le terrain, proches de nos concitoyens, à l’écoute de leurs préoccupations, et en réflexion pour leur proposer, demain, projets et solutions.
C’est en tout cas la ligne de conduite que je poursuivrai, avec détermination et constance, loin des questions de personnes et d’appareil, en m’opposant plus que jamais à la mainmise locale du Parti socialiste, et à son idéologie dépassée.
Nous devons continuer d’innover à Toulouse grâce à des projets forts, dans une cité davantage en sécurité, où le vivre ensemble doit concilier respect de la diversité et retour à un ordre républicain plus strict.
J’invite à travailler avec moi, dans cette démarche de fond pour reconstruire et reconquérir, tous ceux qui partagent mon analyse et mon état d’esprit.
Jean-Luc MOUDENC
Maire de Toulouse de 2004 à
2008 ;
Président du Groupe d’Opposition au Conseil municipal de Toulouse
Chers amis,
Le second tour des élections régionales vient de se terminer en entérinant une défaite claire de la majorité présidentielle. Souhaitons à Monsieur MALVY bonne chance dans l’intérêt de Midi-Pyrénées tout en espérant qu’il prenne en compte le fait qu’un électeur sur 2 ne se soit pas rendu aux urnes.
Je tiens en mon nom personnel et en ma qualité de colistier à rendre hommage à mon amie Brigitte BAREGES qui a mené un combat plus que difficile dans un contexte national et local plus que nuisible et lui dire que mon soutien lui reste totalement acquis pour l’aider dans son combat.
Tout en restant fidèle à Montauban, en annonçant son abandon de député pour se consacrer à la région, Brigitte BAREGES démontre que son arrivée sur la Haute-Garonne n’était pas un coup politique et répondait à un double engagement :
Celui de respecter l’institution régionale et les électeurs qui se sont portés sur notre liste. Cette campagne a confisqué le débat régional au profit d’enjeux nationaux ; en acceptant de siéger au conseil régional, Brigitte BAREGES démontre ainsi qu’elle reste et renforce son statut d’élu de terrain.
Celui enfin de refuser le défaitisme : en renonçant à abandonner l’équipe qu’elle a su bâtir, elle s’affirme comme le leader d’opposition régional de la majorité présidentielle que nous attendions depuis longtemps. Avec panache, elle montre la direction qu’il convient de regarder désormais en se fixant un nouveau challenge pour dans 4 ans. La réforme des collectivités territoriales sera passée et une nouvelle page régionale devra s’écrire.
Pour conclure, « Il n’y a qu’une réponse à la défaite et c’est la victoire ». L’A.P.Ré entend, au côté de Brigitte BAREGES,
prendre toute sa part dans cette reconstruction tout en conservant son identité pour retrouver la victoire en Midi-Pyrénées.
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