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La fin du premier trimestre est celui du vote, par les collectivités locales, de leurs taux d’imposition, ceux là même que les contribuables verront s’inscrire sur leur avis de taxe d’habitation ou de taxe foncière, qu’ils recevront l’automne prochain. Brisant ses engagements de campagne électorale et de début de mandat, mon successeur a fait voter par sa majorité, cette fois-ci unanime, une hausse de 4,22 % de la fiscalité des ménages toulousains. Parallèlement, son camarade, le Président du Conseil général, a fait voter une hausse de 3,8% de ces mêmes impôts. Au total, c’est une majoration de 8,02 % que les contribuables toulousains vont devoir acquitter en cette année de crise !
Comme j’ai souvent eu l’occasion de le dire ou de l’écrire, il en va des hausses d’impôts comme de l’emprunt : en soi, donner ces moyens supplémentaires à la collectivité est une idée tout à fait recevable, mais à condition de les justifier par des projets urgents, prioritaires et significatifs. Or, je n’aperçois rien de tout cela dans le budget municipal ; je m’abstiens de juger celui du Département, puisque je n’ai pas eu connaissance du budget de Conseil général. Certes, depuis plus de 6 mois, les discours les plus virulents se sont multipliés pour vilipender la réforme de la taxe professionnelle et celle des collectivités territoriales.
Si une vraie vigilance me parait indispensable sur la garantie des ressources des collectivités, à travers une réforme dont j’ai regretté la méthode, trop précipitée, on ne saurait pour autant acquiescer à tous les amalgames qui ont été entendus. Et ils ont été nombreux ! Or, beaucoup d’élus du Parti socialiste ont essayé de faire croire aux citoyens, qui, souvent, comprennent mal les réformes complexes en cours, que la perte de recettes des collectivités, résultant de la réforme de la taxe professionnelle, acculait les collectivités à des hausses d’impôts supportées par les ménages.
Or, la vérité, c’est que la réforme des collectivités n’est pas encore votée, et que l’application de la réforme de la taxe professionnelle est sans effet sur les budgets de l’année 2010, l’Etat ayant mis en place une compensation totale des pertes de recettes subies, avec même une légère progression de celle-ci par rapport au produit de l’an dernier. Le remplacement de la taxe professionnelle par la cotisation économique territoriale ne sera effectif qu’en 2011 dans les budgets locaux, et c’est à ce moment là que nous devrons être mobilisés.
Lors du débat au Conseil municipal, alors que l’adjoint aux finances se plaignait d’une perte de 1,6 millions (sur un budget total d’environ 750 millions d’euros) sur une dotation provenant de l’Etat, je lui ai simplement fait remarquer que la ponction fiscale supplémentaire opérée sur les Toulousains, par décision de la municipalité, rapporterait près de 8 millions d’euros dans les caisses de la commune, cette différence de chiffres prouvant l’absence de lien entre cette perte limitée et cette ponction nouvelle.
Jean-Luc MOUDENC
Maire de Toulouse de 2004 à 2008
Président du groupe d'opposition au conseil municipal de Toulouse
Alors que le sommet international sur le climat et l’énergie de Copenhague est sous les feux de la rampe, la France se met à l’heure de la taxe
carbone. Instaurer une taxe en pleine crise peut passer pour folie, et on a vu dans les sondages s’affirmer une nette majorité
d’opposants. Malgré cela, je pronostique que, d’ici peu, tout cela va rentrer dans les mœurs. Et que le courage ne sera pas vain…
L'autre jour, alors que j'étais au Sénat pour divers rendez-vous de travail, j'ai rencontré Fabienne Keller, sénateur du Bas-Rhin et auteur d'un formidable rapport sur la taxe carbone (que je vous invite à découvrir en cliquant ici), et j'ai beaucoup appris sur les enjeux de cette nouvelle taxation, proposée, je vous le rappelle, par le Pacte écologique de Nicolas Hulot… Il faut savoir que la taxe existe sans souci majeur, depuis les années 90, en Grande-Bretagne, pays qui n’est pas réputé pour aimer impôts et taxations. Je me souviens également d’une interview du premier ministre suédois, un libéral pourtant, disant tout le bien qu’il pensait de cette taxe et témoignant qu’elle n’avait pas fait obstacle à la croissance économique de son pays, qui l’a instaurée depuis plus de dix ans.
Gageons que le surcoût qu’elle va entraîner, léger en fait, va nous inciter à modifier nos comportements, et pour cela à nous interroger, comme nous ne l’avions jamais fait auparavant, sur nos habitudes de consommation, pour en mesurer l’impact sur l’environnement. Les spécialistes annoncent que, pour un ménage, le coût de cette taxe sera de 85 euros en moyenne par foyer. Ainsi, ceux qui consomment des énergies fossiles, à base de pétrole, vont devoir assumer les conséquences de leurs choix, ce qui les incitera à évoluer vers de bonnes pratiques.
Dès 2010, la tonne de CO2 sera imposée à hauteur de 17 euros, ce tarif étant appelé à croître progressivement jusqu'à une centaine d'euros à l'horizon 2030. L’objectif global est de couvrir 70% des émissions de gaz carbonique et autres gaz à effet de serre de l’Hexagone. Le produit de la taxe - on parle de 4 milliards la première année – sera affecté à un fonds spécial, dont l’utilisation doit être débattue, et qui pourrait bien être orientée vers la recherche en faveur de l’écologie en général, et peut-être le développement de la voiture électrique en particulier. De façon à neutraliser son coût pour les Français, alors que le pouvoir d’achat est en berne, il est prévu le remboursement intégral de la taxe dès février 2010. On aura donc, finalement, une taxe autant écologique que pédagogique. Il est temps, pour la préservation de la planète et l’avenir des générations qui nous suivrons, de passer du stade des bonnes intentions, où un fort vote écolo de temps en temps donne bonne conscience à beaucoup, à des actes concrets et individualisés. C’est à ce changement de chacun, pour changer collectivement, que nous sommes conviés. Allons-y, car le temps presse !
Jean-Luc MOUDENC
Maire de Toulouse de 2004 à 2008
Lettre ouverte au Député-Maire de Toulouse au sujet de la grève
Les Toulousains subissent depuis 3 jours les conséquences de la grève des éboueurs.
Ce conflit prend sa source dans les différences de traitement qui existent au sein du Grand Toulouse, entre personnes effectuant pourtant le même travail. Ils demandent au Député-Maire/Président, Monsieur COHEN, de respecter sa promesse d’harmonisation par le haut, faite au moment de la création de la Communauté Urbaine ; comme quoi, cette Communauté Urbaine n’est pas aussi idyllique que son Président le répète depuis des mois …
Je demande à Pierre COHEN de pratiquer un dialogue social sincère et efficace, c'est-à-dire avec des résultats rapides, maintenant qu’il vient enfin d’accepter la discussion, après avoir envoyé les CRS face à ses employés (une Première pour un Maire de Toulouse !)
L’argument des impôts (que 50% d’augmentation pour un agent équivaut à 1% d’augmentation pour le contribuable Toulousain), qu’il invoque aujourd’hui est peu crédible, quand on sait que le coût de la revendication représente moins de 10% des gratuités, réductions et primes nouvelles instaurées depuis la rentrée au profit de certains. Quand on accorde de telles facilités à certains, il faut s’attendre à ce que d’autres réclament certaines choses …
Le député-maire de Toulouse a su se débrouiller sans problème pour trouver les 15 Millions d’euros par an nécessaire pour financer toutes les nouvelles mesures qu’il a accordées à certains.
Si on se met à la place des Agents de la Propreté, on peut comprendre qu’ils aient du mal à admettre le refus actuel de Monsieur COHEN et de sa majorité, alors que les adjoints au Maire se sont augmentés de 30% et que Monsieur COHEN lui-même a été classé l’élu le plus cumulard (de mandats et des indemnités qui vont avec) de toute la France.
Jean-Luc MOUDENC
Maire de Toulouse de 2004 à 2008
avaient pourtant prévenu, il a déjà du mal à gérer une ville de 15.000 habitants comment peut il administrer une ville de 440.000 habitants ?
Il a dilapidé les finances de la ville, il n'a rien fait pour l'insécurité
grandissante, il a accueilli à bras ouvert la misére du monde, il a laissé les jardins et parcs mal entretenus, il a laissé Toulouse dans un état d'insalubridé inadmissible, il a augmenté les
impôts, bref il a abandonné Toulouse.
maire de Toulouse, est le député champion de France du cumul des mandats. Son train de vie doit l'obliger à cumuler ces postes. Du coup, en étant partout notre maire n'est nulle part.
pour constater le nombre de faits divers augmenter), la misére est partout, les prostitués
sont de plus en plus nombreuses, les voles à l'arraché, les viols, les sans abris...etc
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