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« Le travail est au cœur des valeurs qui nous rassemble »
La Lettre de l’A.P.Ré
Les Réformateurs Toulousains
Par Jean-Louis CHAVOILLON
La 1er secrétaire du PS, Martine Aubry, trace dans le quotidien LE MONDE « les grandes lignes du projet socialiste pour 2012 ». Revoilà l’ambitieuse langue de bois politicienne au service de la grandeur de la France.
Cela commence fort avec « Notre projet s’articule autour de trois idées forces. En premier lieu, le redressement de la France – car sans croissance on ne peut rien –, fondé sur l’innovation technologique et sociale, une société créative, une politique industrielle active, une agriculture de proximité et de qualité. »
Quel dirigeant politique digne de ce nom se hasarderait à promettre la banqueroute à notre pays, le déclin inexorable de notre mode de vie, la fuite de nos chercheurs, l’échec de toutes les solutions pour résoudre le chômage, la fin de notre industrie et une agriculture au minima qui n’a plus tout à fait son avenir chez nous. Que de banalités qui n’amorcent aucune révolution majeure pour la gestion de notre pays.
Cela se poursuit par « la promotion d’une société de justice et de respect, fondée sur l’égalité réelle, avec des droits adaptés à chacun, mais aussi des devoirs. ». Dans le style enfoncer des portes déjà ouvertes depuis longtemps, le PS fait très fort à un détail prêt qui contredit les droits et devoirs de notre république : la notion de droits adaptés qui sous entend la reconnaissance officielle du communautarisme.
Pour conclure enfin sur l’idée « que les citoyens contribuent réellement aux décisions et à la transformation de la société. ». Le PS s’est trouvé une nouvelle ambition : après son vieux slogan « changer la vie », il souhaite réinventer la démocratie. Quand on fait le bilan du premier slogan, on est en droit d’émettre de fortes réserves.
Martine Aubry dénonce « Les slogans simplistes » de Nicolas SARKOZY avec notamment son célèbre « travailler plus pour gagner plus ! ». Il est vrai qu’au PS, la communication politique y est totalement étrangère et seul compte pour les théoriciens du programme socialiste, la profondeur des idées.
Heureusement, Martine AUBRY se propose de changer de nouveau notre vie voire « notre civilisation ». C’est le temps du retour en force du partage du travail avec en point d’orgue le « travailler moins pour gagner plus » même si cette devise n’est applicable qu’aux salariés français.
L’Irlande, la Grèce, le Portugal peuvent en témoigner avec un DSK, président du FMI et socialiste à ses heures perdues, qui lui applique le « travailler plus pour gagner moins » au nom du réalisme économique.
Mais on ne change pas la vie du jour au lendemain et la première secrétaire, fidèle à la citation célèbre de François MITTERRAND, prévient qu’il faudra laisser du temps au temps, soit
l’équivalent de deux ou trois mandats présidentiels ; c’est à peu près le même délai qu’il a fallu pour accoucher d’un programme tant le PS a été autiste entre 1995 et 2011.
Martine AUBRY nous rassure cependant en affirmant : « Nous dirons clairement ce que nous ferons dès la première année. ». Un Expert est déjà désigné en la personne de Laurent FABIUS, lui qui fut déjà appelé pour corriger les errements de son prédécesseur Pierre MAUROY à MATIGNON au nom du changement.
Laurent Fabius, inoxydable, veille donc, comme du temps des plus belles années mitterrandiennes, pour éviter de revoir les mêmes désillusions. En cas de victoire en 2012, le plan de rigueur sera applicable immédiatement surtout si c’est un DSK, le spécialiste mondial des serrages de ceinture.
Et qui sait après la purge, les plus résistants verront peut-être enfin leur vie changer. Est-ce en bien ? Nous ne le savons pas encore.
Voici les fourchettes d'intentions de vote pour 2012.
Martine AUBRY ou Segolene ROYAL ou Dominique STRAUSS-KAHN ou
François HOLLANDE (PS) : (16 à 34 %)
Nicolas SARKOZY ou François FILLON ou Jean-François COPPE (UMP) : (15 à 29 %)
Marine LE PEN (FN) : (12 à 19 %)
Jean-Louis BORLOO (Parti Radical) : (5 à 12 %)
Dominique de VILLEPIN (République Solidaire) : (3,5 à 9 %)
Olivier BESANCENOT (NPA) : (6 à 9 %)
Nicolas HULOT ou Eva JOLY (Europe Ecologie) : (4 à 9 %)
Jean-Pierre CHEVENEMENT (MRC) : (5 à 10 %)
Philippe de VILLIERS (MPF) : (4,5 à 9 %)
Jean-Luc MELENCHON (Front de Gauche) : (5 à 8 %)
François BAYROU (Modem) : (4 à 8 %)
Frédéric NIHOUS (CPNT) : (2 à 5
%)
Hervé MORIN (Nouveau Centre) : (1 à 2 %)
Christine BOUTIN (Parti Chretien
Democrate) : (0,5 à 1 %)
Nathalie ARTHAUD (Lutte Ouvriere) : (0,5 à 1,5 %)
Nicolas DUPONT-AIGNAN (debout la
république) : (0,5 à 1 %)
Gerard SCHIVARDI (Parti Ouvrier) : (0 à 0,5 %)
Alain MOURGUY (Union Droite Gauche) : (0 à 0,5 %)
Arnaud GOUILLON (Bloc Identitaire) : (0 à 0,5 %)
Jacques CHEMINADE (solidarité et
progrès) : (0 à 0,5 %)
Être ou ne pas être candidat à l'élection présidentielle de 2012 ? La question se pose à Jean-Louis Borloo. Avant les régionales, c'est son secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau,
proche de Jean-Pierre Raffarin, qui a esquissé l'hypothèse en suggérant, au «Talk Orange-Le Figaro», la création d'un parti centriste et écologiste capable d'attirer dans la majorité des
électeurs pas prêts à voter au premier tour pour un candidat UMP. Un parti animé évidemment par le ministre du Développement durable.
Nicolas Sarkozy redoute l'éparpillement de la majorité au premier tour de la présidentielle et ne veut pas entendre parler, par exemple, d'une candidature d'Hervé Morin, le président du Nouveau
Centre. «Mais Borloo, c'est différent. Nicolas l'aime bien et sait qu'il peut l'aider à gagner», confie un proche du président. L'idée germe donc jusqu'à l'Élysée et à l'UMP : en 2012, Nicolas
Sarkozy devra faire campagne à droite pour reconquérir les électeurs retournés au Front national. Et pour éviter une fuite des centristes vers les Verts ou François Bayrou, mieux vaut une
candidature clairement située dans la majorité.
Officiellement, Jean-Louis Borloo se défend de vouloir se lancer dans une aventure en solitaire. «Je suis fait pour le bonheur et je compte les étés qu'il me reste à vivre», confie-t-il en
soulignant la dureté d'une campagne. Le numéro deux du gouvernement mesure aussi ce que pourrait avoir de «traumatisant» pour l'électorat de la majorité une candidature parallèle à celle du chef
de l'État sortant.
Mais, sur le fond, lui aussi évoque les «landes» politiques, en friches depuis l'échec de la stratégie de François Bayrou. Président du parti radical, il se plaît à rappeler qu'il peut parler à
la fois aux «démocrates chrétiens, aux laïcards, aux sociaux-démocrates, aux écolos qui ne sont pas à gauche… »«Si on ne les a pas, la droite perdra en 2012», analyse-t-il en affirmant redouter
avant tout une victoire d'un «tandem Aubry-Duflot» qui signerait à ses yeux une panne de l'économie et un «arrêt de toutes les infrastructures».
«Une vraie popularité»
En privé, l'ancien maire de Valenciennes, ministre depuis 2002, est bien plus tranché dans ses positions. Il fait savoir, ici et là, qu'il n'exclut pas de se jeter à l'eau. Mais souhaite, au
préalable, prendre quelques précautions et poser ses conditions, à commencer par un rassemblement de toute l'ex-famille UDF derrière lui. Un de ses proches, également ministre, raconte l'échange
qu'il a eu la semaine dernière avec l'intéressé : «Jean-Louis m'a dit : “Je ne peux faire ça sans l'aval du président. Si on pense que ma candidature est utile, je le ferai.”»
À l'Élysée justement, l'idée fait son chemin. «Il faut étudier cette possibilité», a répondu la semaine dernière Nicolas Sarkozy à un parlementaire qui lui soumettait l'hypothèse. «Mais elle n'a
d'intérêt que si elle n'affaiblit pas l'UMP au premier tour», a ajouté le chef de l'État. L'ex-premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui critique depuis plusieurs mois la stratégie du
rassemblement dès le premier tour, aurait récemment tenté de convaincre son ancien ministre. Il n'est pas le seul.
Candidat idéal sur le flanc gauche
Beaucoup pensent que son engagement sur les chantiers de la rénovation urbaine, de la cohésion sociale, et du Grenelle de l'environnement en font le candidat idéal sur le flanc gauche de Nicolas
Sarkozy et la meilleure force d'appoint pour le second tour. Le secrétaire général adjoint de l'UMP et ministre de la Jeunesse, Marc-Philippe Daubresse, est de ceux-là : «Jean-Louis a une vraie
popularité et un espace bien à lui», affirme le centriste du parti majoritaire. «Je l'ai vu en campagne : les gens l'aiment», renchérit son collègue Hubert Falco.
À l'inverse, d'autres jugent Borloo incapable d'aller jusqu'au bout. «Il fonctionne au courant alternatif : un coup, j'y vais ; un coup, j'y vais pas», regrette un de ses anciens collègues du
gouvernement. «Il peut avoir la niaque sur un jour ou sur une semaine, pas dans la durée», raille un autre ministre. Jean-Louis Borloo, lui, brouille les pistes. En 2012, cela fera dix ans
non-stop au gouvernement. «La fin d'un cycle», dit-il lui-même jurant ne rêver de Matignon ni avant ni après la présidentielle. À l'entendre, trois propositions d'envergure hors politique
attendent sa réponse. La compétition pour l'Élysée ou le rebond dans le privé ? Borloo, Hamlet du gouvernement, a un an pour se décider.
Source : le Figaro du jeudi 15 avril 2010
« Pour vous, qu’est-ce qu’être Français aujourd’hui ? » A compter du 2 novembre 2009 et jusqu’au 28 février 2010, les « forces vives de la nation » sont appelées à venir débattre dans leurs préfectures et sous-préfectures de l’identité nationale.
Dimanche 25 octobre, à l’occasion du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire a annoncé le
lancement d’un « grand débat sur les valeurs de l’identité nationale ».
Sur la méthode, toutes les « forces vives de la nation » sont invitées à participer à des réunions-débats qui se dérouleront dans l’ensemble des préfectures et sous-préfectures du pays à compter
du 2 novembre 2009 et jusqu’au 28 février 2010. Ces réunions-débats seront animées localement par les parlementaires nationaux et européens ainsi que par le corps préfectoral.
Sur le fond, plusieurs questions et propositions d’actions seront soumises, toutes susceptibles d’être « amendées et complétées ».
Une question portera sur l’identité nationale : « Pour vous, qu’est-ce qu’être Français aujourd’hui ? ». L’occasion de redéfinir la notion de Nation, la volonté de vivre ensemble, de
débattre de la place des symboles et emblèmes nationaux…
Deux autres questions porteront sur l’apport de l’immigration à l’identité nationale : « Comment mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale auprès des ressortissants étrangers
qui entrent et séjournent sur le territoire national ? » ; « Comment mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale auprès des ressortissants étrangers qui accèdent ensuite à notre
communauté nationale ? » Sera notamment évoquée la mise en place d’un contrat d’intégration républicaine pour les étrangers entrant et séjournant sur notre territoire. Ou encore d’un « contrat
avec la nation » (connaissance des valeurs de la République, cérémonie plus solennelle, etc).
Fin janvier-début février, un grand colloque donnera lieu à une synthèse.
Ce débat s’appuiera également sur le rapport du Haut Conseil à l’Intégration d’avril 2009 « Faire connaître les valeurs de la République » ainsi que sur le rapport parlementaire de mai 2009 sur
le « respect des symboles de la République ».
En savoir plus sur le rapport parlementaire
En savoir plus sur le rapport du Haut Conseil à l’Intégration
« Un débat quoi dérange » , Direct Matin, page 8, vendredi 30 octobre 2009
« La gauche entre dans le débat à reculons », Le Figaro, vendredi 30 octobre 2009
Dominique Paillé : « promouvoir notre identité nationale »
Lors du point presse du lundi 26 octobre 2009, Dominique Paillé, porte-parole adjoint du Mouvement Populaire, s’est « réjoui de cette initiative. Il est d’une nécessité évidente de traiter de ces
questions à un moment où les valeurs de la république sont mises à mal ». Lire la suite
Toujours lundi, Dominique Paillé a réagi aux propos du coordinateur national du PCF, Pierre Laurent, estimant que ce débat constituait, selon lui, « le retour au pétainisme nauséabond ». Le débat
républicain que lance Eric Besson est fait pour « promouvoir notre identité nationale fondée sur des valeurs républicaines et des principes démocratiques partagés qui se situent aux antipodes de
ceux auxquels se référaient, de sinistre mémoire, l’Etat français de 1940 ». Lire la suite
Pour sa part, Frédéric Lefebvre, porte-parole du Mouvement Populaire, note qu’à travers ce débat « il ne s’agit pas de construire notre identité par opposition à celle des étrangers mais de se
mettre d’accord sur un socle commun ». Lire la suite
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