La double peine de l’État sur les retraites ou la solidarité de façade

Au nom de notre éternel souhait d’avoir un Etat protecteur, notre bon vieil « Etat-« providence » devient Etat Sanction et nous sanctionne d’une double peine fiscale et sociale.  Comment ?

L’étude de Sauvegarde des Retraites résume les méthodes utilisées.

Sachant qu’aucun principe constitutionnel ne permet de garantir le fait que les cotisations donnent  un « droit » intangible à la retraite, les pensions ne sont pas garanties par les montants versés. De même une fois la retraite liquidée, son montant n’est pas garanti !

Compte tenu de l’assèchement d’ici 2018 et 2024 des régimes Agirc et Arcco, de la situation d’un régime général totalement obsolète et de régimes spéciaux qui aggravent les déficits, c’est tout un système qui va droit dans le mur.

Pour éviter un vent de panique, l’Etat et les caisses de retraites préfèrent ne rien dire ou chuchoter discrètement en utilisant le système de la double peine.

Peine sociale tout d’abord avec une diminution en valeur va la modification du mode de revalorisation par le gel des pensions ou de leur revalorisation en dessous du seuil de l’inflation.

Peine fiscale ensuite avec des pensions de retraite amputées par l’augmentation ou la création de certains impôts (suppression de la « demi-part des veuves », fiscalisation des majorations familiales, création de la CASA, etc.).

Au nom du courage en politique, il est grand temps, de dire la vérité à nos concitoyens.

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